Augmenter vos chances de réussite


tabagisme et FIV

 alcool
surpoids
caféine, stress
repos strict après le transfert d’embryon?
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Tous les jours, les patientes nous posent des questions concernant l’influence de leur mode de vie sur les chances de réussite des traitements. Notre mode de vie a bien sûr une influence sur notre état de santé général, et donc aussi sur notre fécondité. Mais peut-on aussi prouver que certains facteurs externes ont un effet (positif ou négatif) sur les chances de réussite d’un traitement de fécondité?

Et bien oui, dans certains cas, en effet! Le tabagisme en est un bel exemple.

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Tabagisme et FIV       

"J’arrêterai de fumer quand je serai enceinte": aujourd’hui, tout le monde sait que fumer pendant la grossesse comporte de nombreux risques.
Par contre, ce que les gens savent nettement moins, c’est qu’arrêter de fumer représente une plus-value importante pour les femmes qui essaient de tomber enceintes. Selon des études solides (des études de contrôle de cas), les femmes qui fument mettent environ deux à trois fois plus de temps pour tomber enceintes.
En outre, il est aussi prouvé que les produits de dégradation de la nicotine conduisent à une diminution plus rapide de la réserve des ovocytes, ce qui a conduit différents chercheurs à affirmer qu’une femme qui fume pourrait être ménopausée un à quatre ans plus tôt. De plus, fumer augmente le risque d’erreurs génétiques dans l’ovocyte et certains chercheurs ont également constaté un risque accru de fausses couches. Même le risque de grossesses extra-utérines augmente considérablement : il est quatre fois supérieur chez les femmes qui fument plus de 20 cigarettes par jour.
La principale motivation pour arrêter de fumer quand vous commencez un traitement de FIV est que grâce à l’arrêt du tabac, les chances d’implantation redeviennent normales – c-à-d comparables à celles des non-fumeuses.
Ce qui vient d’être dit est important pour toutes les femmes qui souhaitent tomber enceintes, qui plus est si vous commencez un traitement de FIV. Dans ce cas, l’arrêt du tabac n’est certainement pas un luxe inutile : différentes études ont démontré que les fumeuses ont besoin d’environ deux fois (!) plus de cycles de FIV que les non-fumeuses pour aboutir à une grossesse.
Si vous êtes un homme aussi, il vaut mieux arrêter de fumer : la qualité du sperme chez les fumeurs est significativement plus mauvaise que chez les non-fumeurs. D’ailleurs, il a été constaté que la qualité du sperme chez les hommes nés de mamans qui fumaient plus de dix cigarettes par jour pendant la grossesse était également réduite. Enfin, signalons encore que le tabagisme passif – c-à-d si en tant que fumeur, vous faites fumer indirectement votre épouse – conduit tout autant à une diminution de la fécondité.
L’arrêt du tabac a un effet à ce point positif qu’il n’est égalé à aucune autre adaptation médicale de votre traitement ! Si vous voulez tomber enceinte plus rapidement, le meilleur conseil que nous puissions vous donner est d’arrêter tous les deux directement de fumer.

Puis-je boire un petit verre de vin pendant mon traitement ?        

Bien que l’on pense souvent que l’effet de la consommation d’alcool pendant la grossesse n’est pas clair, quelques études américaines de grande envergure ont pourtant prouvé que l’alcool est dangereux pour le fœtus en développement, même s’il est consommé en petites quantités. C’est pourquoi, au CRG, nous déconseillons catégoriquement aux femmes qui souhaitent être enceintes ou qui le sont de consommer de l’alcool.
Pour celles qui souhaitent tomber enceintes, une étude a démontré que la consommation régulière d’alcool durant un traitement de FIV pouvait entraîner une diminution du nombre d’ovocytes prélevés. Quant au risque de fausse couche, il est doublé. Cet élément joue également dans les traitements par insémination.
Et pour celles qui sont enceintes : les anomalies que peut présenter un bébé à cause de l’alcool se résument sou le nom de ‘syndrome d’alcool fœtal’. Il s’agit la plupart du temps d’une combinaison de symptômes : le bébé présente une petite tête, un poids de naissance trop faible et certaines anomalies au niveau du visage. De nombreux bébés ont aussi un retard mental plus ou moins grave.
Pour exclure tout risque pour le bébé, il est donc conseillé de bannir l’alcool pendant la grossesse.

Oui je sais… je ferais mieux de perdre un peu de poids      

L’excès de poids peut entraîner chez la femme de subtiles troubles hormonaux qui conduisent finalement à une diminution de la fécondité due à des troubles de l’ovulation.
Mais en FIV aussi, les chances de grossesse sont significativement plus faibles. Une étude hollandaise récente a démontré que les femmes en surpoids avaient deux tiers de chances d’aller jusqu’à l’accouchement par rapport aux femmes de poids normal.
Si vous êtes en surpoids, il est donc recommandé que vous essayiez de perdre du poids avant de commencer un traitement de FIV.

Café, stress?      

Actuellement, il n’existe aucune donnée scientifique concluante permettant d’affirmer que la consommation de café a un effet néfaste sur vos chances de grossesse dans le décours d’une FIV. Même s’il est suggéré que le café augmente le risque de fausse couche, on ne peut l’affirmer avec certitude.
De même, il existe aussi peu d’informations unanimes sur l’influence du stress. Bien que l’on sache depuis des années que le stress (psychologique) a un effet sur le fonctionnement des ovaires et qu’il peut même, à la limite, conduire à l’absence d’ovulation, l’influence du stress sur le résultat d’un traitement de fécondité est moins clair. Différentes études suggèrent un certain effet délétère, mais les preuves ne sont pas encore très convaincantes jusqu’à présent.
A l’inverse, il est bel et bien prouvé qu’un traitement de FIV/d’ICSI entraîne un stress psychologique.

Ne ferais-je pas mieux de passer la nuit à l’hôpital après mon transfert?        

De nombreuses études ont étudié si un repos strict après un transfert d’embryon avait un effet favorable sur les chances de réussite du traitement. La réponse est univoque : rien n’indique que le repos strict après le transfert d’embryon conduise à des chances accrues de grossesse. Une seule étude a même démontré le contraire, à savoir que garder le lit pendant les 24 heures qui suivent le transfert conduit à une diminution des chances de grossesse!

Puis-je continuer à faire du sport?     

Certains sports peuvent avoir un effet sur l’ovulation ou sur la qualité du sperme. La plongée dans les grands fonds dans des conditions hyperbares extrêmes entraîne par exemple une diminution considérable de la qualité du sperme. Et chez les femmes, un surentraînement peut déboucher sur l’absence d’ovulation et de règles.
Il n’existe toutefois pas de données sur l’impact de la pratique normale du sport sur un traitement de FIV/d’ICSI. Si vous pratiquez un sport, le mieux est donc de continuer, mais avec modération.