Congélation de cellules et tissus

Reporter votre désir d'enfant?

Si vous sentez que votre horloge biologique commence à faire tic-tac, mais que vous souhaitez encore reporter le moment d’avoir un enfant, AGE banking peut être une solution. Cette option est plus largement connue sous le nom de social freezing

Durant votre traitement de PMA ou dans la préparation de celui-ci, il se peut qu’il soit nécessaire de congeler et conserver des cellules reproductrices ou du tissu. Nous appelons la banque MLM du CRG.

Pour permettre la congélation, vous devez toujours signer un contrat, dans lequel:
  • vous donnez l’autorisation pour la congélation;
  • vous fixez la période de conservation;
  • vous décidez ce qu’il doit advenir du matériel congelé dans la banque au terme du délai de conservation ou lorsque vous ne savez plus l’utilisez; et
  • (si d’application) vous vous engagez à payer des frais de conservation pour la période de conservation.

Vous pouvez toujours revoir ces décisions, tant que vous le faites par écrit et avant que le délai de conservation ne soit échu.

Banque d’ovocytes

Dans la banque d’ovocytes, nous conservons en les congelant des ovocytes et du tissu ovarien.

Ponction d’ovocytes mûrs versus maturation in vitro (MIV)

Depuis le développement d’une technique de congélation avancée que nous appelons ‘vitrification’, il est devenu possible de congeler des ovocytes. Cette avancée a permis au CRG de démarrer une banque d’ovocytes, par analogie à la banque de sperme.

La congélation arrête l'horloge biologique des ovocytes : ils ne vieillissent plus et ne peuvent pas être endommagés par des facteurs externes. De ce fait, vous pouvez en tant que femme préserver votre potentiel de reproduction sans qu’une fécondation ne doive d’abord avoir lieu (pour pouvoir congeler les embryons).
La congélation d’ovocytes peut offrir une solution à cinq groupes de femmes:
  • les femmes qui doivent subir un traitement susceptible d’endommager leurs ovaires (par ex. une chimiothérapie), en particulier des jeunes femmes qui n’ont pas encore de partenaire;
  • les femmes qui veulent faire un don d’ovocytes;
  • les femmes qui souhaiteraient bénéficier d’ovocytes d’une donneuse;
  • les femmes seules qui veulent attendre d’avoir un partenaire pour réaliser leur rêve de maternité;
  • les femmes (en général) qui souhaitent reporter leur désir de maternité.

Surtout dans le cadre du don d’ovocytes, l’existence de cette banque d’ovocytes s’est avérée être un grand avantage: le don d’ovocytes avec des ovocytes congelés peut maintenant avoir lieu de manière plus efficace et plus aisée pour les patientes. Pour la donneuse d’ovocytes, par exemple : elle est totalement libre de planifier comme elle le souhaite son traitement parce qu’elle ne doit pas s’aligner sur le traitement de la receveuse.
C’est pourquoi pratiquement tous les dons d’ovocytes se font maintenant via la banque d’ovocytes.

La maturation in vitro (MIV) d’ovocytes immatures  
Pour pouvoir congeler des ovocytes, il faut normalement subir la partie du traitement de FIV qui est nécessaire pour faire mûrir et prélever différents follicules: la cure de stimulation et la ponction d’ovocytes .
Il existe toutefois une alternative beaucoup plus conviviale: ponctionner des ovocytes immatures et les faire mûrir en laboratoire. C’est ce que nous appelons la maturation in vitro ou MIV.

Les ovocytes immatures peuvent provenir:
  • d’une ponction d’ovocytes ‘ordinaire’, c’est-à-dire qui n’est précédée que d’une légère stimulation;
  • de tissu ovarien – par exemple comme résultat d’une ovariectomie précédant un traitement anticancéreux.
    Le tissu ovarien qui doit être mis en banque subit en effet un certain nombre de manipulations au laboratoire. Durant ce processus, on obtient généralement des ovocytes immatures. En soi, ces ovocytes immatures ne sont pas utilisables, mais grâce à la MIV, il est devenu possible de les faire mûrir et de les congeler. 

La MIV est une technique avancée, qui est considérée comme sûre. Elle est appliquée avec un succès croissant. En effet, à travers le monde, plus de 5.000 enfants sont déjà nés après une ponction d’ovocytes immatures suivie d’une MIV et d’une fécondation in vitro chez des couples qui connaissent des problèmes de fécondité.

Espoir pour l'avenir

La technique n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements, mais il n’empêche qu’elle a déjà remporté pas mal de succès. Ainsi, plusieurs enfants sains sont déjà nés:

  • après transplantation de tissu ovarien congelé chez la maman, et
  • après la fécondation in vitro d’ovocytes (décongelés) qui avaient été portés à maturation via la MIV et congelés.

Pour les filles en pleine croissance qui doivent faire face à un traitement anticancéreux (dose élevée de chimiothérapie ou d’irradiation), la congélation de tissu ovarien représente une chance – bien que mince – de pouvoir un jour être enceintes.

Le tissu ovarien – en particulier la partie extérieure de l’ovaire – contient les cellules primordiales à partir desquelles mûrissent les ovocytes.

Bien sûr, le prélèvement chirurgical (biopsie) d’un (morceau d’) ovaire n’est pas à prendre à la légère. En Belgique, l'intervention (laparoscopique) est uniquement envisagée lorsqu'elle peut éventuellement permettre à une patiente de retrouver sa fécondité après un traitement anticancéreux.
Un traitement anticancéreux s’accompagne en effet généralement d’un effet irréversible sur la fécondité. Une chimiothérapie ou radiothérapie ne sélectionne pas les cellules cancéreuses et entraîne donc aussi la destruction d'autres cellules parmi lesquelles – s'il ne peut pas être protégé - le stock d'ovocytes immatures qui se trouve dans l'ovaire.

Le tissu ovarien peut être congelé en toute sécurité. En le mettant en banque:
  • nous pouvons conserver les follicules primordiaux pour les faire éventuellement mûrir ultérieurement, et
  • nous gardons l’option ouverte de transplanter le tissu ovarien dans une phase de vie ultérieure.

Pour plus d’informations sur la préservation de votre fécondité en cas de cancer, consultez http://www.oncofertilité.be

Pour la recherche scientifique au CRG à ce propos, voir biologie folliculaire.