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FIV|ICSI


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Lorsque la grossesse ne survient pas de manière spontanée ou par traitement, la fécondation in vitro (FIV) peut offrir une solution.

Le premier bébé né de cette façon - en Grande-Bretagne en 1978 - a été Louise Brown (cf. ce qui a précédé, sous historique). Depuis, la FIV - aujourd'hui souvent combinée à l'ICSI - a connu un essor considérable dans le monde entier et chaque année, elle permet à des milliers de couples de voir s'exaucer leur vœu de donner naissance à un enfant. Rien qu'au CRG, durant les vingt-cinq premières années de notre existence, plus de 15.000 enfants ont vu le jour.
Indications
La FIV représente une solution pour les problèmes de fécondité les plus divers:
  • origines gynécologiques: pour les femmes dont les trompes sont obturées ainsi que pour celles qui n'en ont plus; en cas de présence de muqueuse utérine dans les ovaires ou dans les trompes (endométriose); lorsque l'ovulation est inexistante ou irrégulière (cf. perturbations de l'ovulation);
  • origine andrologique: l'homme a une fécondité réduite (cf. qualité du sperme);
  • problèmes immunologiques: lorsque l'homme ou la femme produit des anticorps contre les spermatozoïdes (cf. examens immunologiques chez la femme et l'homme);
  • il existe enfin les cas médicalement inexpliqués des couples qui ne parviennent pas à avoir d'enfant au bout de plusieurs années de rapports sexuels sans moyen de contraception.

Un traitement de FIV (avec ou sans ICSI) est en grande partie ambulatoire. Vous ne devez pas (et vous ne pouvez pas) passer la nuit à l'hôpital.
Toutefois, certaines interventions (ex.: la ponction ovocytaire) sont facturées par un forfait 'hospitalisation chirurgicale de jour', à savoir une hospitalisation où vous pouvez quitter l'hôpital le jour même de votre entrée. Ce forfait est entièrement pris en charge par la mutualité.

Le traitement en deux mots
Dans la FIV, la fécondation ne se produit pas dans la trompe mais en dehors du corps de la femme, dans une coupelle de verre en laboratoire. D'où la locution latine, qui signifie "fécondation dans le verre".
Pour FIV classique, les spermatozoïdes sont mis en présence des ovocytes dans cette coupelle. Puis, la coupelle est placée dans l'incubateur où sont scupuleusement reproduites les conditions régnant dans les trompes.
Pour ICSI par contre on injecte, en laboratoire, un spermatozoïdes dans chaque ovocyte, ce que augmente la chance de la conception d'un embryo. Après la coupelle est placée egalement dans l'incubateur.
Apparue en 1991, cette technique de laboratoire de pointe a été développée au CRG de l'UZ Brussel. Depuis, elle est appliquée - dans le monde et dans notre centre - avec beaucoup de succès.
 

Comment cela se déroule-t-il?

  • Le cycle menstruel spontané est temporairement remplacé par un cycle médicalement contrôlé. Des hormones vous sont administrées afin de stimuler les ovaires. Le but est de favoriser le développement de plusieurs ovocytes.
  • Juste avant l'ovulation, on introduit dans les ovaires une fine aiguille au moyen de laquelle sont prélevés les ovocytes mûrs ("pick up"). En laboratoire, ces ovocytes sont mis en présence d'une sélection de spermatozoïdes de votre partenaire (ou éventuellement d'un donneur). Quelques fois il s'agit même d'un seul spermatozoïde que l'on injecte dans chaque ovocyte. On parle alors d'ICSI. Lorsque tout se déroule bien, un certain nombre d'ovocytes sont fécondés.
  • Peu de temps après, un ou deux embryons ainsi issus sont replacés dans votre utérus (le "transfert d'embryons"), dans l'espoir que l'un de ces embryons réussisse à s'y fixer pour ensuite devenir un enfant bien portant.
  • Si davantage d'embryons que ceux nécessaires au transfert se sont développés, les embryons surnuméraires de bonne qualité peuvent être congelés. Si vous n'êtes pas enceinte du premier coup ou si vous désirez un autre enfant plus tard, on pourra puiser dans cette réserve d'embryons pour un nouveau "transfert". On évite ainsi une stimulation ovarienne ultérieure ainsi que le traitement qui l'accompagne. Cf. aussi le schéma de traitement FRET.

La nouvelle réglementation en matière de procréation médicalement assistée, qui est d'application depuis 2007, précise d'ailleurs que lors d'une tentative suivante de FIV, les embryons congelés d'un couple doivent être utilisés en premier lieu, avant qu'une tentative avec du matériel frais ne puisse être envisagée.

Les chances de réussite d'un transfert augmentent en fonction du nombre d'embryons congelés. Ces derniers ne survivent en effet pas tous à la procédure de décongélation: même si tous les embryons sont tous de bonne qualité, à peine plus de 50 % en moyenne survivent à la procédure de décongélation. Il n'est donc pas exclu que, tout en ayant gardé des embryons surnuméraires d'un traitement précédent, vous deviez néanmoins recommencer l'ensemble du traitement pour une tentative suivante.

      
Avec des contraintes mais sans douleur
D'un point de vue physiologique, les choses sont relativement aisées: la FIV consiste en une succession d'interventions légères, peu risquées et généralement indolores. Les effets secondaires éventuels des médicaments sont limités (cf. alinéa infra) et en aucun cas dangereux. Le traitement de FIV est en outre entièrement "ambulatoire". Normalement, vous ne devez passer aucune nuit à l'hôpital.
D'un point de vue psychologique, la FIV est notablement plus exigeante pour le couple. Le traitement peut être astreignant à un tel point que vous deviez temporairement adapter votre style de vie. L'incertitude et l'appréhension quant au traitement sont aussi des facteurs de stress qui peuvent représenter un poids sérieux pour le couple.
Le CRG s'emploie à aider et à accompagner au mieux chaque couple. L'accomplissement de votre désir de mettre un enfant au monde ainsi que l'assurance d'un traitement dans les meilleures conditions de confort figurent au premier rang de nos préoccupations.
     
Prévention grossesse multiple
Auparavant, deux à trois embryons étaient généralement transférés afin d'accroître les chances d'une nidation réussie. Toutefois, on augmentait également le risque de provoquer une grossesse multiple. Grâce à l'amélioration des techniques médicales, l'implantation d'un embryon suffit souvent de nos jours, ce qui élimine évidemment tout risque de grossesse multiple. Les risques globaux pour la santé de la femme et de l'enfant se voient ainsi diminués.
Effets secondaires éventuels
Les traitements de FIV peuvent entraîner une pression psychologique mais aussi une gêne physique telle que des douleurs abdominales pendant la cure de stimulation.
Des kystes peuvent également se former dans l'ovaire en cours de cure. Généralement, ceux-ci sont fonctionnels: ils apparaissent suite au fonctionnement normal de l'ovaire. Il n'y a donc aucune raison de s'inquiéter lorsqu'une échographie décèle leur présence. Ils ne doivent être ponctionnés que s'ils produisent eux-mêmes des hormones et perturbent de ce fait le déroulement du traitement. Dans ce cas, vous devez subir une petite intervention: cf. la ponction de kystes.
Après le transfert d'embryons, certaines femmes sont confrontées au syndrome d'hyperstimulation ovarienne Cliquez sur le lien si vous désirez en savoir plus.
Enfin, le principal effet secondaire d'un traitement de FIV, c'est le risque de grossesse multiple. Cf. l'une des questions les plus fréquemment posées sur la FIV.
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