Interventions chez la femme en marge d’un traitement de fécondité

      

Interventions en marge de la FIV

Les interventions dont nous allons parler ne font évidemment pas partie du traitement de FIV en soi, mais peuvent en découler.

Chaque traitement de FIV débute par une cure de stimulation - avec ou sans période d'inhibition du cycle menstruel naturel - destinée à inciter les ovaires à entamer la maturation de plusieurs follicules. La cure de stimulation se termine par une injection d’hCG visant à déclencher l'ovulation.

Plusieurs échographies sont réalisées avant l'injection d’hCG afin de vérifier notamment si les ovaires ne présentent pas de kyste. Généralement, ces kystes sont fonctionnels: ils apparaissent suite au fonctionnement normal de l'ovaire. Il n'y a donc aucune raison de s'inquiéter lorsqu'une échographie décèle leur présence.
Ils ne doivent être ponctionnés que s'ils produisent eux-mêmes des hormones et risquent de ce fait de perturber le déroulement du traitement. C'est au Monitoring (DM) qu'appartient cette décision.

L’intervention

L'ablation des kystes se fait par ponction. Cette intervention présente de nombreuses similitudes avec la ponction ovocytaire. Sous contrôle échographique, une fine aiguille est introduite par la cavité vaginale jusqu'aux ovaires, où les kystes sont ponctionnés un par un.

Aspects pratiques
  • C’est le DM qui règle votre rendez-vous pour l’intervention.
  • Il n’est pas nécessaire de vous présenter au Service des admissions. Vous allez directement au Quartier opératoire du CRG à l’heure convenue. 
  • Hôpital des Enfants UZ Brussel, Entrée F, route 976.
  • Le matin, vous pouvez prendre un repas léger.
  • L’intervention ne dure que peu de temps et est peu douloureuse. La nécessité ou non d’une anesthésie locale dépend du nombre de kystes et de leur localisation. Souvent, l’intervention peut être réalisée sans problème sans anesthésie.
  • Deux heures après l’ablation des kystes, vous pouvez déjà rentrer chez vous.
Chez environ 5% des femmes enceintes par procréation médicalement assistée, la grossesse n'évolue pas favorablement et elle doit être interrompue.
  • Cette interruption se fait de plus en plus souvent de manière médicamenteuse (ladite ‘pilule abortive’).
  • Il est aussi possible que l’on décide directement de procéder à un curetage.
    Le curetage consiste à vider la cavité utérine par aspiration. 
    • Il s’agit d’une intervention ambulatoire qui s'effectue sous anesthésie locale au quartier opératoire du CRG.
    • Vous pouvez vous y rendre directement à l'heure convenue. 
    • Les rares fois où le curetage est réalisé sous anesthésie générale, l'intervention est pratiquée dans le cadre d’une hospitalisation de jour.
  • Pour les deux traitements, vous ne devez rester que quelques heures à l'hôpital. 
  • Etant donné qu'un curetage donne souvent lieu à des crampes abdominales, il est souhaitable que vous ne repreniez pas le volant et que vous vous fassiez donc accompagner par votre partenaire. Celui-ci pourra, de surcroît, vous être en même temps d'un précieux soutien moral.

En savoir plus?

Y a-t-il avec la FIV moins de risques de grossesses extra-utérines?

Dans certains cas, un ovocyte fécondé ou un embryon se fixe dans une trompe ou dans un autre site de la cavité abdominale au lieu de s'implanter dans l'utérus. C’est ce que nous appelons une grossesse extra-utérine.

Ces grossesses extra-utérines peuvent parfois être traitées à l'aide de médicaments. Ce traitement s'effectue de manière ambulatoire: vous vous présentez au VPE 03 où un produit chimiothérapeutique vous sera injecté.

Le fœtus doit cependant parfois être enlevé par intervention chirurgicale (via une laparoscopie thérapeutique). Il s'agit alors d'une intervention sous anesthésie générale impliquant une hospitalisation de jour.