FIV - ICSI - FRET - MIV

Traitement de PMA – quoi?

PMA signifie procréation médicalement assistée. C’est le terme qui regroupe les différents traitements de fécondité: insémination artificielle, FIV, FIV-ICSI, MIV,…

Lorsque la grossesse ne survient pas de manière spontanée, différents traitements de PMA sont possibles. 
  • Nous avons déjà parlé de l'insémination artificielle (IUI) sous Insémination et stimulation.
  • Parfois, l'IUI n'est pas appropriée ou ne mène pas à une grossesse. La FIV (avec ou sans ICSI) peut alors offrir une solution.
    Dans la FIV/ICSI, la fécondation (la fusion du spermatozoïde et de l’ovocyte) ne s’opère pas dans le corps de la femme, mais dans une éprouvette de pétri au laboratoire ('in vitro' signifie 'en verre'). C’est dans cette éprouvette que naissent les embryons, d’où le nom ‘bébé éprouvette’.
  • Un traitement supplémentaire qui devient possible après FIV/ICSI est FRET, le transfert d'embryons avec des embryons décongelés.
  • Et puis il y a la maturation in vitro (IVM), un traitement moins lourd pour les patientes, dont les résultats ne cessent de s’améliorer.
    La MIV permet d’arriver au développement in vitro d’embryons après avoir prélevé et porté à maturation des ovocytes immatures.

FIV|ICSI étape par étape


  

Bon conseil préalable

Que puis-je faire pour avoir plus de chances que mon traitement réussisse? Vous le lisez ici.

Cliquez sur Acide folique si vous voulez savoir ce que toute femme qui souhaite tomber enceinte doit savoir à ce propos.

Parcours médical préalable
Le counseling
Date de début de la cure de stimulation
Monitorage journalier des patients (DM)
Examen sanguin pré-opératoire

Durant tout votre traitement, vous serez accompagnés professionnellement par des collaborateurs de l’équipe du CRG. Il s’agit bien sûr d’une part du médecin spécialisé en PMA et d’autre part, vous pouvez aussi toujours vous adresser à votre conseiller. Il s’agit de l’infirmière ou de la sage-femme qui vous donne les informations concernant votre traitement et qui vous accompagne durant celui-ci.

Parcours médical préalable    

Tant la femme que l’homme jouent un rôle crucial dans la reproduction. C’est pourquoi nous examinerons les deux partenaires au préalable. Lors de votre premier rendez-vous avec le médecin du CRG, celui-ci déterminera avec vous les examens que vous devez subir chacun.
  • Pour que la consultation se déroule le plus efficacement possible, nous vous demandons de compléter un questionnaire concernant vos antécédents médicaux et familiaux à l’avance. Vous pouvez télécharger ce formulaire ici : questionnaire femme, questionnaire homme.
  • Aussi nous demandons-vous – et ce afin d’éviter des examens inutiles – de prendre avec vous les résultats d’éventuels tests antérieurs ainsi que toutes les informations médicales pertinentes.
    Si ces informations se trouvent ailleurs, vous pouvez les demander sans problème. La législation actuelle vous autorise à le faire vous-même. En tant que patiente, vous pouvez demander une copie de votre dossier médical, qu’il se trouve chez votre médecin généraliste, chez votre gynécologue ou dans l’hôpital où vous avez été traitée.
  • Les examens dont le médecin a tout de même besoin peuvent se faire aussi bien à l’UZ Brussel qu’ailleurs:

Examen sanguin préparatoire    

Aspects pratiques

Plus d’infos ici à propos des prises de sang pendant votre traitement au CRG: où, quand et comment?

Tout traitement de fécondité au CRG est précédé d’un examen sanguin. Celui-ci nous permet d’établir un bilan hormonal détaillé, de vérifier le nombre et la structure des chromosomes et de déceler d’éventuels anticorps, notamment contre les hépatites, le virus HIV (SIDA) et la syphilis.
Pour la femme, on vérifie également si elle est protégée contre la rubéole et la toxoplasmose. Dans les deux cas, il s’agit d’une affection qui peut entraîner des dommages sévères à l’enfant si la femme les contracte au début de sa grossesse.

Examen du sperme         

Aspects pratiques

Plus d’infos ici à propos du dépôt d’un échantillon de sperme: où, quand et comment?

La fécondité d’un homme correspond surtout au nombre de spermatozoïdes dans son sperme, à leur mobilité et à leur forme. C’est pourquoi chacun de ces trois éléments est étudié de manière approfondie : voir analyse séminale de routine. Directement, on vérifie si suffisamment de spermatozoïdes utilisables peuvent être isolés pour l’insémination ou la fécondation des ovocytes au laboratoire.
Si au moment de l’examen médical, vous n’avez plus eu d’éjaculation depuis trois à cinq jours, vous pouvez produire un échantillon immédiatement. Il vous suffit de vous masturber dans un isoloir, aidé ou non de votre partenaire.
Vous pouvez aussi produire cet échantillon de sperme ailleurs qu’au CRG, mais vous devez alors le déposer dans l’heure au laboratoire dans un petit pot spécial. Pour ce, vous devez avoir pris un rendez-vous préalablement avec le laboratoire d’andrologie (voir contact). En chemin, vous devez veiller à ce que le pot reste bien à température corporelle, par exemple en le glissant dans la poche intérieure de votre veste.  

Examens complémentaires     

Selon votre situation médicale spécifique, d’autres examens ou interventions peuvent encore être indiqués. Voir à cette fin la liste des examens et interventions chez la femme et chez l’homme.

Le counseling   

Environ cinq semaines après votre première consultation chez le médecin, tous les examens préparatoires auront été réalisés et les résultats seront connus. C’est à ce moment qu’intervient alors votre deuxième rendez-vous chez le médecin, au cours duquel il parcourt avec vous les résultats. Sur cette base, il propose un schéma de traitement concret.
Ensuite, vous obtenez un rendez-vous avec le conseiller, pour une séance d’informations où il parcourt avec vous votre traitement sous différents angles. Voici les différents points qu’il parcourra avec vous:

Aspects pratiques

Cliquez ici pour les aperçus schématiques des traitements PMA.


  • les aspects pratiques, comme par ex. la date de début de votre traitement et la concertation avec le responsable du planning, les heures d’ouverture, la façon de prendre des rendez-vous au CRG, l’endroit et le moment de telle intervention, etc.
  • le volet médical : ce qu’implique votre traitement, les médicaments que vous devez prendre, comment vous devez vous les injecter et comment vous devez vous préparer à une intervention; 
  • la communication avec le CRG : avec le Monitoring journalier des patients (DM) durant votre traitement et après – en cas d’une éventuelle grossesse – avec l’équipe de suivi; 
  • les aspects juridiques, comme les formulaires de consentement que vous devez signer; et
  • l’aspect financier, avec – pour les patientes belges qui sont affiliées à une mutualité – des informations relatives aux conditions de remboursement du traitement.
Si le médecin ne l’a pas encore fait, le conseiller vous expliquera que toute femme doit prendre de l’acide folique dès qu’elle décide de subir un traitement de fécondité. Voir acide folique pour le pourquoi.

Durant tout votre traitement de fertilité, le conseiller fera office de personne de confiance que vous pouvez toujours contacter durant les heures de bureau pour de l’aide et des conseils. A partir de sa longue expérience, il ou elle vous guidera en cas d’éventuels problèmes physiques, psychologiques ou pratiques. Si nécessaire, le conseiller vous donnera également un (nouveau) rendez-vous avec le médecin traitant ou le psychologue du CRG. Bien sûr, il est aussi prêt à vous soutenir dans chaque nouvelle tentative éventuelle de PMA. Pour certaines parties du traitement de FIV, vous devez vous rendre à l’unité de soins du CRG (VPE 03). Là-bas, le rôle du conseiller est temporairement repris par une infirmière de cette unité.

Accords par rapport à la date de début de la cure de stimulation     

En règle générale

IDans tous les cas où la date de début n’a pas encore été fixée définitivement pendant la consultation au CRG ou si pour une raison ou une autre elle doit être changée : contactez-nous pour obtenir une date concrète dès que vous aurez pris votre décision. Pour ce faire, contactez le responsable du planning (voir contact)
Plus vous le faites à l’avance, plus vous avez de chances que le traitement puisse commencer au moment où vous le souhaitez.

Le schéma de médication d'un traitement de FIV reprend une date très importante: le jour où vous (la femme) pouvez débuter la stimulation. C’est ce que nous appelons la date de début. Tant qu'elle n'est pas fixée, votre traitement n'est pas repris dans le planning du CRG et il ne peut donc pas débuter.

Pourquoi?

Pour chaque traitement de FIV qui se déroule dans notre centre, nous voulons garantir la meilleure qualité. Nous accordons donc le plus grand soin à l'encadrement de nos patients - vous et votre partenaire – mais aussi à la fécondation in vitro en elle-même: le travail en laboratoire dirons-nous.

Des normes de qualité et des procédures de contrôle doivent garantir un résultat de laboratoire optimal. Mais la qualité prend du temps. C'est pourquoi le nombre quotidien de manipulations effectuées par les embryologues, les infirmiers et les médecins est limité. Un planning strict, basé sur la date de début de la stimulation, est donc nécessaire. Toutes les étapes du traitement dépendent de cette date.

Aspects pratiques

  • Si le traitement de FIV que vous subissez est le premier, la date de début est fixée lors de l’entretien avec le conseiller et notée sur le schéma de traitement que vous recevez.
  • Si le traitement s’est soldé par un échec et si vous souhaitez entreprendre une nouvelle tentative, une nouvelle date de début sera fixée en concertation entre vous, le gynécologue et le conseiller. Pour des raisons médicales et organisationnelles, il ne sera souvent pas possible de recommencer directement lors du cycle menstruel suivant.

Dans les deux situations, il est donc possible que vous ne décidiez pas encore directement chez le conseiller ou le gynécologue de commencer le (nouveau) traitement. Généralement, vous convenez alors d’une date de début provisoire.
  • Dès que vous décidez ensuite d’entamer un (nouveau) cycle de FIV, vous devez convenir de la date de début ou la confirmer avant de commencer la prise de la médication de stimulation.
  • Il en va de même en cas d’interruption de votre traitement. En effet, parfois, la cure de stimulation ne donne pas le résultat souhaité et elle est donc arrêtée. Dans l’intérêt de la qualité, il est alors souvent décidé de sauter un cycler avant de recommencer.
    Dans ce cas aussi, vous devez alors convenir d’une nouvelle date de début et le traitement est à nouveau planifié.

En bref, sans que la date de début n’ait été réservée, en concertation entre vous et soit le conseiller (lors d’un premier traitement), soit votre gynécologue (lors des tentatives suivantes), cela n’a pas de sens de commencer votre médication de stimulation. Sans date de début, il n’y a en effet aucun traitement planifié.
Fixer (ultérieurement) ou modifier une date de début se fait en concertation avec le responsable du planning.

Monitoring journalier des patients (DM)      

Les dosages hormonaux et les échographies font inéluctablement partie de la PMA:
  • via l’analyse hormonale des échantillons de sang, le traitement est contrôlé et adapté, 
  • via les échographies, nous vérifions si les ovaires contiennent des follicules mûrs.
Le service du CRG qui s’occupe de la coordination de et de la communication de ces examens à répétition s’appelle le Monitoring journalier des patients (DM).
Vous êtes en contact avec eux au quotidien durant une grande partie de votre traitement : ils vous téléphonent pour vous donner les résultats des examens et les instructions relatives à la suite de votre traitement.

Examen sanguin pré-opératoire     

La ponction d’ovocytes, l’intervention où l’on prélève les ovocytes mûrs, se déroule généralement sans anesthésie locale et ne demande pas d’examen sanguin préparatoire. Si toutefois, il est convenu de réaliser l’intervention sous anesthésie générale, que ce soit à votre demande explicite ou sur proposition du médecin traitant, un examen sanguin pré-opératoire est alors nécessaire (voir prise de sang – aspects pratiques).

Hormones produites par le corps
Préparations hormonales pour la FIV

Dans un traitement de FIM, nous utilisons des hormones qui, dans d’autres circonstances, sont aussi produites par le corps de la femme.

Hormones produites par le corps 

  • La GnRH (gonadolibérine) est produite dans le cerveau par l'hypothalamus. Elle permet la libération des hormones sexuelles ou gonadotrophines LH et FSH;
  • Les gonadotrophines sont également libérées dans le cerveau mais par l'hypophyse. Elles influencent les organes génitaux via le sang:
    • la FSH (hormone de stimulation folliculaire): permet le développement de follicules dans les ovaires;
    • la LH (hormone lutéinisante ou de maturation): provoque l'ovulation. 
  • Les oestrogènes et la progestérone: des hormones typiquement féminines.
    Elles sont produites par les organes génitaux, chacune à différents stades du cycle mensturel et en différentes quantités.
  • l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine): l'hormone de grossesse. Elle est produite par le placenta et assure indirectement l'évolution de la grossesse. Sa présence dans le sang d'une femme est la preuve que celle-ci est enceinte (test de grossesse).
  • l'hMG (gonadotrophine ménopausique humaine): se trouve dans l'urine des femmes ménopausées. Elle contient à la fois de la LH et de la FSH à fortes doses.

En savoir plus?

Les traitements hormonaux sont-ils nocifs?


Préparations hormonales pour la FIV 

Différentes préparations hormonales sont utilisées dans un traitement de FIV, d'une part, (parfois) pour inhiber le cycle naturel et d'autre part, pour stimuler les ovaires.

Pour l’inhibition du cycle naturel 

  • Les agonistes ont le même effet que la GnRH.
    La GnRH produite par l'hypothalamus se décompose rapidement (brève demi-vie physique). Lorsque l'on a réussi à isoler et à identifier cette hormone naturelle vers 1970, on s'est tourné vers des ‘analogues’ (également appelés agonistes).
    Les agonistes sont donc des analogues de la GnRH: des hormones ayant le même effet que la GnRH mais avec une demi-vie physique plus longue.
    En cas d'administration massive, les agonistes entraînent une production accélérée de la FSH et de la LH, ce qui entraîne un épuisement prématuré de ces dernières. Le cycle naturel est donc inhibé et l'ovulation ne peut pas avoir lieu.
  • Les antagonistes empêchent la libération de LH.
    Les antagonistes sont le résultat de développements cliniques ultérieurs. Etant donné qu’ils empêchent la libération de LH, ils font en sorte d’empêcher l’ovulation naturelle. Ainsi, dans un traitement de FIV, l’ovulation peut alors être déclenchée au moment opportun.
 
Pour la stimulation des ovaires 
Les ovaires sont stimulés par la suite ou simultanément par des préparations hormonales qui stimulent l'action de la FSH (et de la LH).
Les préparations de gonadotrophines (hMG ou rec-FSH) permettent le développement de plusieurs ovocytes en même temps. Leur administration se fait donc sous contrôle hormonal et échographique strict afin d'éviter l’apparition d'un trop grand nombre de follicules dominants.
l'hMG, qui est utilisée dans le traitement de FIV, est produite à partir d'urine purifiée de femmes ménopausées. Il s'agit d'un mélange hormonal de FSH et de LH qui, lorsqu'il est administré aux bonnes doses, a le même effet que la FSH (administrée).
Pour l’instant, elle n’est plus commercialisée en Belgique.
la rec-FSH: un substitut synthétique (recombinant) de la FSH.
 
Pour déclencher l’ovulation 
Chaque type de stimulation ovarienne se termine par une injection d'hCG. L'hCG, également appelée hormone de grossesse, peut être purifiée à partir de l'urine de femmes enceintes. Lorsqu’elle est administrée en fin de cure de stimulation, elle a le même effet que la LH: elle provoque l'ovulation dans les 36 à 42 heures.

Pour soutenir la grossesse  
Enfin, l'éventuelle grossesse est soutenue:
  • dans la plupart des traitements de FIV, par l'administration de progestérone naturelle. Cette hormone favorise l'épaississement de la muqueuse utérine et facilite la nidation de l'embryon;
  • quelques fois, l'utérus est aussi préparé à l'arrivée d'un embryon (décongelé) par la prise d'oestrogènes.

Jour 1 de votre cycle

Le jour 1 de votre cycle est le jour où vous vous levez avec des pertes de sang rouges claires.
Si vos règles n’arrivent que dans le courant de la journée ou si le sang ne devient rouge clair que dans le courant de la journée, c’est le lendemain qui est considéré comme jour 1.

Chaque schéma médicamenteux sous la loupe
Procédure longue avec agonistes
Procédure courte avec agonistes
La procédure avec antagonistes
Procédure longue
Sans inhibition

La cure de stimulation peut se dérouler de plusieurs façons.
Pour la plupart des patientes, la cure de stimulation s'accompagne d'une inhibition du cycle menstruel spontané. 
  • Cela peut se faire avant le début de la stimulation ou ultérieurement.
  • Pensez-y

    Un traitement de PMA est individuel .

    Votre cycle peut éventuellement aussi être contrôlé par une pilule contraceptive pour permettre une meilleure planification et un meilleur contrôle.
  • Enfin, on choisit parfois aussi de ne pas inhiber votre cycle: la stimulation se base alors sur votre cycle menstruel spontané. 
En concertation avec votre médecin du CRG, vous déciderez laquelle de ces options est la plus adaptée à votre situation. Sur cette base, vous recevrez un schéma médicamenteux spécifique. Néanmoins, certains points sont communs pour tout le monde.

Chaque schéma médicamenteux sous la loupe 

Aspects pratiques

Plus d’infos ici à propos des prises de sang pendant votre traitement au CRG: où, quand et comment?

Avant de prendre une médication d'inhibition ou de stimulation, il faut prévoir une date de début de cure de stimulation. Voir FIVlICSI début stimulation.
  • Toutes les injections sont administrées par voie sous-cutanée.
  • Des prises de sang successives permettent de déterminer le taux des différentes hormones dans le sang qui est ensuite analysé par le DM. Ils vous téléphoneront ensuite pour vous donner des directives quant aux doses suivantes à vous injecter.
  • Au fur et à mesure que le taux d'oestrogènes dans le sang augmente, autrement dit lorsque le moment de l'ovulation approche, plusieurs échographies sont effectuées.

    Aspects pratiques

    Plus d’infos ici à propos des échographies: où, quand et comment?

    Elles permettent d'observer le développement des follicules et de déterminer le moment le plus propice pour prélever les ovocytes.
  • Le nombre d'échographies et de prises de sang dépend de la manière dont vous réagissez à la stimulation. 

Effets secondaires éventuels
  • Sous l'effet des hormones, provoquant le développement simultané de plusieurs follicules, les ovaires augmentent de volume. Cela peut entraîner des douleurs abdominales ainsi qu'un léger gonflement du ventre. 
  • Par ailleurs, les sites d'injection d'hMG peuvent devenir temporairement hypersensibles.

Procédure longue avec agonistes  

Phase 1 – Inhibition du cycle naturel  
  • Soit le jour 1, soit le jour 21 de votre cycle naturel - environ trois semaines avant la date prévue de début de la stimulation - vous en débutez l'inhibition par administration d'analogues de la GnRH (voir préparations hormonales utilisées).
  • Une prise de sang est effectuée le jour même puis d'autres les semaines suivantes afin de suivre régulièrement les effets de la médication.
  • Lors de l'échographie effectuée avant la stimulation ovarienne, on s'assure entre autres qu'aucun kyste (poche remplie de liquide) ne se soit formé dans les ovaires. Si c'est le cas, on a éventuellement recours à une ponction, notamment s’il s’agit de kystes qui produisent eux-mêmes des hormones.

Important!

Pendant toute la durée de la stimulation ovarienne, c’est-à-dire jusqu'à l'injection d'hCG, l'administration d'analogues de la GnRH doit être poursuivie de manière inchangée.

Les analogues de la GnRH s’administrent très facilement. Ils sont disponibles sous forme de spray nasal.

  • Durant la journée, vous devez vous administrer six fois par jour une inhalation, alternativement dans la narine gauche et dans la narine droite, à intervalle d'environ trois heures. 
  • Ces inhalations doivent se répéter chaque jour. L'intervalle de trois heures ne doit cependant pas être respecté la nuit: une inhalation avant le coucher et une au lever suffisent.
Le spray nasal peut parfois être remplacé par une injection quotidienne ou mensuelle d'analogues de la GnRH.

Effets secondaires éventuels
Suite à l'administration de fortes doses d'analogues de la GnRH, l'hypophyse va accélérer la sécrétion de FSH et de LH, épuisant rapidement le stock de ces mêmes hormones. Le cerveau n'envoie donc plus aucun stimulus pour activer le développement et la maturation des ovocytes. Ce stimulus entrera toutefois en action (dans une phase ultérieure) avec l'administration d'hMG ou de rec-FSH et d'hCG, lesquelles agissent directement sur les ovaires.
En fait, les agonistes provoquent une ménopause artificielle, qui peut faire apparaître des symptômes caractéristiques tels que bouffées de chaleur, palpitations et maux de tête. Des saignements vaginaux peuvent également apparaître de manière sporadique.
Ces effets secondaires sont certes désagréables, mais ils sont heureusement sans danger et de nature éphémère. Ils disparaissent dès le début de la stimulation des ovaires.

Pensez-y

Evitez des erreurs lors des injections d’hMG ou de rec-FSH.

Phase 2 – Stimulation des ovaires  
  • La veille du début présumé de la stimulation ovarienne, lorsque la prise de sang effectuée dans le courant de cette même journée a démontré que votre cycle spontané est entièrement inhibé et que l'échographie n'indique la présence d'aucun kyste, le DM vous prévient par téléphone que la stimulation ovarienne peut commencer.
    Durant la stimulation, qui dure généralement dix jours, une injection d'hMG ou de rec-FSH est effectuée chaque soir. L'injection est effectuée par voie sous-cutanée.

Procédure accélérée avec des agonistes 

Pensez-y

Faites en sorte d’être joignable.

Dans certains cas, l'inhibition du cycle spontané par les analogues de la GnRH est associée d'emblée à la stimulation ovarienne. La procédure accélérée commence toujours très exactement le jour 2 du cycle menstruel.
  • Le jour 1, vous réalisez une prise de sang ;
  • Le jour 2, vous commencez l'administration d'analogues de la GnRH (inhibition),
  • Le jour 3, vous débutez les injections d'hMG ou de rec-FSH (stimulation). 
Ensuite, la procédure se déroule comme expliqué précédemment: les prises de sang, les échographies et la concertation au sein du DM déterminent les doses à administrer.

La procédure aves antagonistes  

L'introduction de nouveaux médicaments – les ‘antagonistes’ – a permis de développer une méthode de traitement accélérée exigeant moins d'injections. Comme nous l'avons dit, les antagonistes inhibent la sécrétion de LH par l'hypophyse, empêchant ainsi l'ovulation spontanée.
Cette procédure débute au jour 2 de votre cycle menstruel, sans inhibition préalable du cycle menstruel .
  • Le jour 1, vous réalisez une prise de sang.
  • Le jour 2, vous débutez l’injection d’hMG ou de rec-FSH (stimulation des ovaires).
  • A un moment préalablement déterminé, vous débutez également l'administration des antagonistes (et donc inhibition de votre production naturelle de LH pour empêcher une ovulation spontanée).
Tout comme pour les autres méthodes de stimulation, le déroulement ultérieur du traitement dépend des instructions du DM.

Procédure longue  
Cette cure de stimulation est identique à celle de la procédure accélérée. Elle est juste précédée d’une période où vous prenez la pilule pour mieux ‘planifier’ votre cycle.
  • Le jour 1 de votre cycle menstruel, vous prenez une pilule contraceptive comprenant au moins 30 microgrammes d'oestrogènes. Cette augmentation artificielle du taux d'oestrogènes incite l'hypophyse à produire moins de FSH et de LH. Les ovaires ne sont donc plus naturellement stimulés à développer des ovocytes.
  • Vous prenez cette pilule pendant trois semaines au moins, puis vous arrêtez.
  • Vous attendez le début de vos règles et vous faites une prise de sang le jour 2.
  • La stimulation des ovaires sous la forme d'injections d'hMG ou de rec-FSH démarre à un moment déterminé par le DM.
  • Ces injections s'accompagnent à nouveau de l'administration d'antagonistes (inhibition de la production de LH afin d'empêcher l'ovulation spontanée) à partir d'un moment préalablement déterminé, simultanément au début de la cure de stimulation ou quelques jours plus tard (suivant les instructions du DM). 

Effet secondaire éventuel
Quelques pertes de sang sont possibles les premiers jours suivant l'arrêt de la pilule.

Procédure sans inhibition  

Attention!

Lors de ce protocole, il est fort possible qu'aucun transfert d'embryon ne puisse avoir lieu.

Il est parfois possible de baser entièrement l'intervention de FIV ou d'ICSI - la fécondation au laboratoire donc - sur votre cycle spontané.
  • Nous surveillons étroitement l'évolution hormonale de votre cycle par le biais de prises de sang et le développement du/des follicule(s) grâce à des échographies.
  • Une légère stimulation ovarienne est parfois administrée, soit au tout début du cycle, soit dès qu'un follicule atteint 15 à 16 mm (un follicule mûr est > 17 mm).
  • Dans ce dernier cas, un antagoniste peut être administré simultanément pour être sûr d'éviter toute ovulation spontanée. 

Lorsqu'un nombre suffisant de follicules bien développés sont visibles à l'échographie, le DM programme l'injection d'hCG qui va achever la maturation de l'ovocyte et provoquer l'ovulation. A partir de cette injection, vous arrêtez les injections d'hMG ou de rec-FSH (stimulation) ainsi que l'utilisation – le cas échéant – d'agonistes ou d'antagonistes (inhibition).

Etant donné que l'hCG stimule l'ovulation, les ovocytes sont prélevés 36 heures après l'injection, c-à-d juste avant l'ovulation. Ainsi ovocytes sont collectés pour la fécondation en laboratoireAinsi recueillis, les ovocytes peuvent être fécondés en laboratoire.
  • Pensez-y

    Faites en sorte d’être joignable.

    La date et l'heure précises en sont déterminées par le DM.
    Pour que la ponction folliculaire puisse avoir lieu pendant la journée, l'injection d'hCG est effectuée le soir ou la nuit.
  • L’injection s'effectue sous voie sous-cutanée et à domicile.
Comment se passe l'intervention?
Sédation ?
A ne pas oublier !

Nous prélevons les ovocytes pendant une intervention en salle d’opération que nous appelons la ponction d'ovocytes.

Votre ponctualité est essentielle

Pour la ponction d’ovocytes, vous devez absolument être à l’heure: nous devons en effet nous assurer d'anticiper l'ovulation.


  • Le DM détermine l’heure exacte de la ponction.
  • Les six heures qui précèdent l'intervention, vous ne pouvez rien boire ni manger.
  • En préparation de l'opération:

Comment se passe la ponction d'ovocytes?

  • Deux heures avant l’intervention, vous êtes attendue à l’unité de soins du CRG (le VPE03), route 972.
  • Avant de vous rendre au VPE03 il faut vous inscrire au guichet d'inscription. Pour les heures d'ouverture, voir la rubrique Inscription à l'UZ Brussel.
  • Au VPE 03 un lit vous sera attribué et vous recevrez une blouse d’opéré, un bonnet et un bracelet avec votre nom. 
  • Après vous être changée, vous recevrez une prémédication. Elle vous détendra et augmentera votre résistance à la douleur.

Bonne hygiène

Ce que le personnel qui réalise l’intervention apprécie vraiment, c’est une bonne hygiène.
Si possible, une douche ou un brin de toilette est le bienvenu. Des pieds propres sont plus agréables pour tout le monde.

Au quartier opératoire du CRG
Vous serez ensuite transférée en attente de l'intervention au quartier opératoire.
Pour des raisons pratiques, il n’est pas permis que votre partenaire soit présent lors de l’intervention. Il ou elle peut éventuellement vous attendre au VPE03.
  • Une prise de sang sera effectuée et vous serez mise sous perfusion afin de vous assurer une bonne hydratation et de pouvoir remédier rapidement aux problèmes qui pourraient survenir au cours de la ponction (nausées, saignements, etc.). 
  • Le médecin pratique une anesthésie locale par une injection autour du col utérin. 
  • Puis, il désinfecte le vagin pendant que l'anesthésique commence à agir.
  • Le prélèvement des ovocytes se déroule sous contrôle échographique.
    Tout comme pour les échographies antérieures, une sonde introduite dans le vagin permet de visualiser les ovaires. Vous pouvez suivre toute l'intervention sur écran.
  • Le gynécologue introduit ensuite délicatement une fine aiguille au travers de la paroi vaginale jusqu'à atteindre les ovaires.
    Les follicules mûrs sont alors aspirés un à un, tandis que le liquide folliculaire qui contient l'ovocyte est évacué par l'aiguille.

Après l’intervention
  • A l'issue du prélèvement, vous serez transférée au VPE 03 pour vous reposer quelque peu. Peu après, la perfusion vous sera retirée.
  • Vous pouvez rentrer chez vous le jour même.
  • Dans l'intervalle, les ovocytes présents dans le liquide folliculaire auront été examinés en laboratoire: on vous communiquera encore avant votre départ le nombre d'ovocytes qui auront pu être recueillis.

Procédure d’anesthésie

Quels sont les aspects pratiques d’un examen ou d’une intervention sous anesthésie à l’UZ Brussel?

Sédation  

La ponction d’ovocytes est-elle douloureuse ? Vu l'anesthésie locale et l'analgésique que vous recevez, la douleur devrait être tout à fait supportable. Certaines femmes ne ressentent strictement rien; d'autres ressentent, au moment de la ponction des ovaires, une douleur réelle mais supportable.
Si vous en faites la demande explicite, la ponction d’ovocytes peut s'effectuer sous anesthésie générale. On recourt alors à une sédation, laquelle entraîne une perte momentanée de conscience. Cette anesthésie légère permet de ne rien ressentir du prélèvement; elle est aussi sans danger pour les ovocytes.
Si vous souhaitez une sédation, vous devez en avertir votre conseiller ou gynécologue au plus tard après une semaine de cure de stimulation. Si vous le demandez plus tard, il nous sera impossible d’accéder à votre demande. En effet, durant les jours qui précèdent l’intervention, vous devez encore faire une prise de sang pré-opératoire et vous rendre à une consultation d’anesthésie.

Important!

Si nous n’avons pas le formulaire d’autorisation de votre mutualité le jour de la ponction, nous nous verrons contraints de vous facturer les coûts de (médication et de laboratoire de) votre traitement.

A ne pas oublier!  

Pour le bon déroulement des choses, il est important que vous apportiez les éléments suivants le jour de la ponction :
  • votre carte d'identification et, le cas échéant, celle de votre partenaire;
  • pour les patients qui sont affiliés au système de sécurité sociale belge, le formulaire d'autorisation de la mutualité, s'il n'était pas encore en notre possession;
  • Il n'est pas nécessaire que vous rameniez les médicaments inutilisés car la pharmacie ne les reprend pas. 

L'échantillon de sperme frais
Le sperme congelé
Via une intervention spéciale
Interventions chirurgicales
Ejaculation obtenue artificiellement

Le jour du prélèvement, il faut naturellement qu'un échantillon de sperme soit disponible pour la fécondation en laboratoire.

L'échantillon de sperme frais  

Aspects pratiques

Plus d’infos ici à propos du dépôt d’un échantillon de sperme: où, quand et comment?

Pour la fécondation in vitro, on a de préférence recours à des spermatozoïdes fraîchement produits. Ces derniers offrent les plus grandes chances de réussite.
  • Pour ce faire, vous êtes attendu au VPE 03 du CRG.
  • Pour permettre au laboratoire de ‘préparer’ le sperme (c-à-d de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles), vous devez déposer l'échantillon de sperme dans la matinée :

Sperme congelé  

Si vous ne pouvez pas être présent ou si vous pensez que vous ne serez pas en mesure de produire l'échantillon de sperme au moment convenu, il vous est possible de l’amener à l’avance et de le faire congeler (pour conservation). Cet échantillon pourra servir à féconder les ovocytes de votre femme, si la qualité après décongélation le permet.
Lorsque du sperme de donneur est utilisé pour un traitement de FIV, il s'agit toujours de sperme congelé.
Pour le dépôt d’un échantillon de sperme à congeler, vous devez préalablement prendre rendez-vous avec le laboratoire d'andrologie (voir contact).

Via une intervention spéciale  

Si vous souhaitez un enfant mais que votre éjaculat ne contient pas de spermatozoïdes, vous ne devez plus aujourd’hui nécessairement avoir recours à un don de sperme. Il existe une série d'interventions spécialisées qui permettent souvent de recueillir des spermatozoïdes utilisables, y compris chez vous.
  • Lorsque les spermatozoïdes sont recueillis par une intervention, nous utilisons toujours l’ICSI (injection intracytoplasmique) pour la fécondation en laboratoire.
  • Grâce à l’existence de cette technique, nous ne devons pas à tout prix pouvoir récolter beaucoup de spermatozoïdes. Ils ne doivent même pas être entièrement mûrs. Dès qu’ils sont fabriqués (dans le testicule), ils portent votre matériel génétique.
  • Pour l’ICSI, nous travaillons de préférence avec des spermatozoïdes frais. Votre intervention (voir ci-après) a généralement lieu le jour de la ponction ovocytaire de votre partenaire. 
  • L'intervention fournit toutefois souvent des spermatozoïdes en quantité suffisante pour trois à quatre tentatives d'ICSI. Une fois l'ICSI pratiquée sur tous les ovocytes arrivés à maturation, les spermatozoïdes surnuméraires lors de l'intervention peuvent être congelés pour un éventuel traitement ultérieur.

Interventions chirurgicales 

La technique utilisée pour recueillir les spermatozoïdes dépend entre autres de l'origine de votre problème de fécondité. Pour plus d’informations, voir extraction de sperme pour ICSI .
  • Sperme prélevé de l'épididyme: MESA ou PESA
  • Sperme prélevé du testicule: TESE ou FNA.

Procédure d’anesthésie

Quels sont les aspects pratiques d’un examen ou d’une intervention sous anesthésie à l’UZ Brussel?

Procédure sous anesthésie?
  • La PESA, la TESE et la FNA peuvent être effectuées tant sous anesthésie générale que sous anesthésie locale.
  • La MESA, quant à elle, se fait toujours sous anesthésie générale. 
Le choix entre les différentes options et le type d'anesthésie sont issus d'une concertation avec le médecin traitant. Cette décision se prendra sur la base des résultats des examens préliminaires mais également en fonction de votre cas personnel.

Ejaculation obtenue de manière artificielle  

Pour les hommes qui ne peuvent pas éjaculer, il y a encore l'option de la vibrostimulation ou de l'électrostimulation.
  • La vibrostimulation est une intervention sans anesthésie.
  • L'électro-éjaculation s'effectue sous anesthésie générale, ou sans anesthésie lorsque le patient est paraplégique, donc insensible à la douleur.

FIV classique
ICSI
Pas de risque supplémentaire
Un embryon se développe (film)
Procédures d'identification sûres

C'est le principe même de la FIV: la fécondation se fait en laboratoire et non dans la trompe de la femme comme c'est naturellement le cas.
  • Au laboratoire, le sperme est d’abord ‘préparé’ : les spermatozoïdes les meilleurs et les plus mobiles sont sélectionnés. 
  • Quelques heures après la ponction, les spermatozoïdes sont mis en présence des ovocytes et placés dans l'incubateur. Cette "étuve à culture" reproduit scrupuleusement les conditions régnant dans les trompes: même température, même atmosphère.
  • Le lendemain, on examine au microscope s'il y a eu fécondation. Dans l'affirmative, on vérifie le surlendemain si des embryons sont issus des cellules fécondées.
  • Si tel est le cas, leur qualité est contrôlée. 
  • Finalement, un ou deux de ces embryons sont replacés dans l'utérus au jour 3 ou 5 après la fécondation in vitro (transfert d'embryon).

Attention!

Beaucoup d’ovocytes ne veut pas encore dire beaucoup d’embryons .

Mais il se peut aussi que la fécondation ou la formation d'embryons ne soient pas couronnées de succès et qu'il faille ainsi renoncer au transfert d'embryons. Dans ce cas, nous veillons à ce que vous puissiez rencontrer au plus tôt le médecin du CRG afin qu'il vous explique les raisons de cet et ce que nous pouvons faire pour tenter d’éviter de rencontrer le même problème lors d’une éventuelle tentative ultérieure.

FIV classique 

Dans une FIV ‘classique’, la fécondation en laboratoire intervient parce que nous rassemblons dans une coupelle de pétri les ovocytes de la femme et de nombreux spermatozoïdes de l’homme.
  • Si tout se passe bien, il en ressortira plusieurs embryons.
  • Bien que pour la FIV, il soit préférable d'utiliser du sperme frais, la méthode est aussi parfaitement applicable avec du sperme congelé après éjaculation. C'est d'ailleurs la seule possibilité envisageable lorsque le sperme utilisé lors du traitement est celui d'un donneur.

ICSI  

Depuis les années ‘90, une nouvelle technique de laboratoire existe pour féconder les ovocytes: l'ICSI ou injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde.
Cette technique de pointe a été mise au point au CRG de l'UZ Brussel et est appliquée, depuis, avec beaucoup de succès partout dans le monde.
L'ICSI est surtout d'un secours précieux pour les couples dont le partenaire masculin présente une fécondité amoindrie. Lorsque des examens médicaux révèlent que le sperme renferme trop peu de spermatozoïdes aptes à féconder pour qu'une FIV classique ait quelque chance de réussite, l'ICSI est alors indiquée. Lorsque la méthode avec la coupelle n'aboutit pas à une fécondation, l'ICSI peut également être envisagée pour la tentative suivante, éventuellement sur une partie des ovocytes.

Injection d'un spermatozoïde dans un ovocyte
  • D’abord, un spermatozoïde apte à féconder est préalablement sélectionné à l'aide du microscope. 
  • Celui-ci est aspiré dans une très fine pipette de verre pour être injecté directement dans le cytoplasme, c’est-à-dire au cœur de l'ovocyte. 
  • La pipette perfore l'ovocyte avant d'y déposer le spermatozoïde. La fécondation se produit ensuite mécaniquement. Il ne faut qu'un spermatozoïde par ovocyte.

Bien que délicate, l'ICSI est une technique efficace.
  • En moyenne, quelque 80% de tous les ovocytes recueillis après une stimulation hormonale arrivent à maturité et sont donc aptes à recevoir une injection de sperme. 
  • En cas d'ICSI, environ 10% des ovocytes mûrs sont perdus. 
  • Plus de 70% des ovocytes qui survivent à l'injection de sperme forment des embryons.
  • Résultat: environ 50% de tous les ovocytes obtenus après stimulation hormonale forment, après ICSI, des embryons aptes à être replacés dans l'utérus.
    Les chances de nidation, autrement dit les chances de grossesse, sont aussi grandes que lors d'une FIV classique.

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Les anomalies sont-elles plus fréquentes chez les enfants nés par PMA?

Pas de risque supplémentaire 
Parmi les 90% des ovocytes qui survivent et qui sont fécondés, en existe-t-il qui sont endommagés lors de l'ICSI? Rien ne permet de l'affirmer. Chez les enfants qui doivent la vie à une ICSI, on relève en effet des anomalies, mais celles-ci sont aussi fréquentes, ou plutôt aussi rares que chez les enfants issus d'une FIV classique.
Un ovocyte mûr est d’ailleurs une structure principalement vide : il comporte un noyau, porteur des caractères héréditaires par les chromosomes qu'il contient et est situé à l'extrême périphérie de la cellule. Les risques de lésion sont donc réduits.

Un embryon en développement    



Procédures d’identification sûres  

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Les embryons implantés sont-ils vraiment les nôtres?

Un laboratoire de FIV remplit une fonction sociétale importante. La qualité de nos produits et services sont soumis à des exigences élevées. A juste titre d’ailleurs car si nous commettons des erreurs, imaginez les conséquences que cela peut avoir !
Le CRG a une accréditation ISO 15189, le label international de qualité pour les laboratoires dans les soins de santé, qui formule entre autres des exigences strictes en matière de traitement et d'identification des ovocytes, spermatozoïdes et embryons.
Pour en savoir plus sur les procédures de qualité au CRG.

IVF Witness 
Il va sans dire que la fiabilité constitue une priorité absolue. Tant lors de la fécondation en laboratoire que lors du transfert ultérieur des embryons (éventuellement avec des embryons décongelés), des procédures sûres d'identification sont d'application. En outre, le CRG dispose d'un système d'enregistrement automatisé qui identifie les patientes et les coupelles contenant les spermatozoïdes, les ovocytes et les embryons durant le processus de FIV.
  • Lorsque vous démarrez un traitement, nous vous remettons une carte d'identification personnelle, couplée à une référence électronique unique. Cette référence est reprise, via des étiquettes munies d'une puce électronique, sur toutes les coupelles et éprouvettes servant à la conservation de vos spermatozoïdes, ovocytes et embryons.
  • Lorsque vous subissez la ponction d'ovocytes, le système électronique garantit que vos ovocytes sont placés dans les coupelles de culture adéquates. 
  • Au laboratoire, ces coupelles sont automatiquement reconnues et couplées au sperme de votre partenaire, en vue de la fécondation ultérieure.
  • Lorsque vous vous présentez pour l'implantation d'un ou de plusieurs embryon(s), le système garantit automatiquement que ce sont bien vos embryons fécondés qui seront utilisés.
De cette manière, le CRG prend toutes les précautions pour surveiller minutieusement vos spermatozoïdes, ovocytes et embryons durant la totalité du processus de FIV.

Le déroulement de l’intervention
Effet secondaire éventuel : syndrome d’hyperstimulation ovarienne
Le nombre d’embryons implantés: réglé par la loi
Embryons surnuméraires

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Les embryons implantés sont-ils vraiment les nôtres?

L'implantation dans l'utérus d'embryons qui se sont développés ‘in vitro’ se déroule soit au jour 3, soit au jour 5 après la ponction d’ovocytes.
Le jour est choisi en concertation avec votre médecin ou votre embryologue. Parfois, la décision n'est prise qu'au 3ème jour: on vous contactera ce jour-là pour vous communiquer la date optimale d'implantation.

Le déroulement de l’intervention  

Bonne hygiène

Ce que le personnel qui réalise l’intervention apprécie vraiment, c’est une bonne hygiène.
Si possible, une douche ou un brin de toilette est le bienvenu. Des pieds propres sont plus agréables pour tout le monde.

Le jour de l'intervention, vous serez prévenue par téléphone en fin de matinée (généralement après 11h) de l'heure à laquelle vous devez être au CRG. Il est possible que le transfert d'embryons ait lieu un peu plus tard que prévu et que vous deviez patienter un moment.
  • Avant l'invention, vous vous inscrivez au guichet d'inscription (voir les heures d'ouverture dans la rubrique Inscription).
  • A l’heure prévue, vous vous rendez à l'Unité de soins du CRG  (VPE 03), route 972.
    De là, vous êtes amené au quartier opératoire.
  • Le transfert d'embryons est une intervention de courte durée, indolore et sans danger. 
  • Contrairement à la ponction d’ovocytes, aucune anesthésie n'est nécessaire et votre partenaire peut être présent tout au long du transfert d’embryons.
  • Après le transfert de l'embryon, vous pouvez reprendre immédiatement votre vie normale, y compris en vous déplaçant à vélo, en voiture ou en avion. Cela n'affecte en rien la chance de réussite de la tentative de FIV.

Syndrome d'hyperstimulation ovarienne  

Durant le traitement de FIV, après le transfert d'embryons, certaines femmes sont confrontées au ‘syndrome d'hyperstimulation ovarienne’.
Les symptômes se limitent généralement à un gonflement du ventre et à quelques douleurs abdominales, mais ils peuvent également être plus sérieux: nausées, vomissements, douleurs abdominales intenses, prise de poids importante, difficultés respiratoires, etc.
Ce syndrome résulte de l'administration d'hormones durant le traitement de FIV.
  • Après la stimulation des ovaires par hMG ou rec-FSH, une injection d'hCG est administrée, laquelle achève non seulement la maturation des ovocytes, mais stimule également l'activité des ovaires. 
  • Et si le traitement est suivi d'une grossesse, l'organisme féminin se met également à sécréter sa propre hCG. Entre la stimulation ovarienne et l'hyperstimulation, il n'y a qu'un petit pas. 
  • L'hyperstimulation transforme le reste des nombreux follicules contenus dans les ovaires en kystes où s'accumule du liquide. Celui-ci s'infiltre alors dans les diverses cavités de l'organisme et, en premier lieu, dans la cavité abdominale, ce qui dérègle votre équilibre hydro-électrolytique.
Heureusement, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne est le plus souvent sans danger. Les symptômes disparaissent presque toujours spontanément. Le mieux à faire est de se reposer, boire modérément, consommer des aliments riches en protéines (viande, poisson, fromage, etc.) et... prendre patience.
Dans les rares cas où le syndrome se manifeste avec intensité (prise de poids excessive et rapide, problèmes urinaires ou respiratoires), il faut prévenir aussitôt le VPE 03 du CRG. Une hospitalisation peut éventuellement s'avérer nécessaire.

Nombre d’embryons implantés – réglé par la loi  
En Belgique, le nombre d’embryons qui peut être transféré est fixé par la loi:
  • Selon votre âge (pour la femme); et
  • Le nombre de tentatives que vous avez déjà derrière vous.
Cette réglementation a pour but de limiter le nombre de grossesses multiples en PMA et, ce faisant, également les risques de santé pour la maman et les bébés.
  Age de la femme
  ≤ 35 ans
 ≥ 36 & ≤ 39 ans 
 ≥ 40 & ≤ 47 ans
 1er cycle
 max. 1 embryon
  max. 2 embryons  non limité par la loi
 2ème cycle
 max. 1 embryon (*)
  max. 2 embryons  non limité par la loi
 3ème au 6è cycle
 max. 2 embryons   max. 2 embryons   non limité par la loi
 Transfert avec des embryons congelés 
 max. 2 embryons
   
(*) exceptionnellement, le transfert de deux embryons est autorisé – selon leur qualité.

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Un traitement de PMA augmente-t-il le risque de grossesse multiple?

Dans ces cas où le transfert de plus d’un embryon est autorisé, la décision sera prise en concertation avec vous, le médecin du CRG et l’embryologue. Les facteurs déterminants ici sont :
  • La qualité des embryons,
  • Le nombre disponible, et
  • Vos résultats lors des tentatives précédentes. 

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Est-ce vraiment une bonne idée de congeler des embryons pour une utilisation ultérieure?

Embryons surnuméraires  

Si la fécondation in vitro a fourni davantage d'embryons que ceux nécessaires au transfert, les embryons surnuméraires peuvent être congelés.
  • Lors de votre rencontre avec le conseiller qui a lieu au début du traitement de PMA, vous avez (en tant que couple) opté pour congeler ou non les embryons surnuméraires. En accord avec les modalités légales, vous avez dû compléter et signer le contrat ‘Destination des embryons surnuméraires’.
  • Si vous avez décidé que les embryons surnuméraires pouvaient être congelés, nous vous communiquerons par écrit, quelques semaines après le transfert, la quantité d'embryons que nous avons pu mettre en conservation pour vous.
    Pour éviter tout malentendu, aucune information orale ne pourra être obtenue à ce sujet.

Administration de progestérone
Injection d’hCG
Dans l’attente du résultat
Clôture du traitement

Le replacement des embryons dans l'utérus est suivi d'une période difficile. Il vous faut en effet patienter environ deux semaines pour connaître l'issue du traitement de FIV: la grossesse ou les règles.
Entre-temps, vous devez soutenir la nidation de l’embryon en prenant de la progestérone. Cette hormone favorise en effet l’épaississement de la muqueuse utérine.

Administration de la progestérone  

  • L'administration de progestérone commence le jour qui suit la ponction d’ovocytes et ne peut être arrêtée qu'au moment où le DM vous en donne l'instruction. En cas de grossesse, le traitement peut durer de plusieurs semaines à trois mois maximum.
  • La progestérone existe sous deux formes:
  • Tant que vous devez prendre de la progestérone, il est important que vous en preniez suffisamment. Une dose élevée ne comporte pas de danger. Il vaut mieux une application ou quelques capsules en trop que trop peu.
  • Pour réduire le risque d’infections vaginales, il est recommandé de toujours vous laver les mains avant de vous administrer le traitement.
  • Et vu que les capsules et le gel entraînent inévitablement quelques sécrétions vaginales, l’utilisation de protège-slips est recommandée.

Injection d'hCG  

Il arrive parfois que la semaine suivant le transfert d'embryons, le traitement par progestérone soit complété ou remplacé par l'administration d'hCG. Cette hormone de grossesse stimule en effet la sécrétion de progestérone par le corps.
Le cas échéant, vous recevez :
  • soit une seule et unique injection de 5.000 unités
  • soit une dose de 1.500 unités et ce, trois jours différents.
Les résultats des examens sanguins détermineront s'il faut administrer ou non l'hormone ainsi que la dose des injections.
Le choix d’administrer ou non de l’hCG et si oui, à quelle dose, dépend de vos résultats sanguins hormonaux.

Dans l'attente des résultats  

Vers le quinzième jour après le transfert d'embryons, il est possible de déterminer si vous êtes enceinte ou non.
Le jour 12 après le transfert d’embryon(s), une prise de sang est programmée afin de:
  • vérifier votre taux de progestérone;
  • contrôler si vous ne faites pas éventuellement une hyperstimulation; et
  • mesurer le taux d’hCG.
La mesure du taux d’hCG est un test de grossesse. Sur cette base, nous pouvons vous dire s’il est question ou non d’une grossesse débutante.
Si au cours de ces deux semaines, vous êtes néanmoins réglée, vous devez quand même encore venir faire une prise de sang au jour 3 de vos règles.
Veillez à ne pas oublier cette prise de sang dans la déception que peut occasionner l’arrivée de vos règles.

Clôture du traitement  

Conseil

Recommencer de suite après une tentative infructueuse? Mieux vaut attendre un peu.

Après le transfert d’embryon, vous prenez un rendez-vous pour une consultation chez le médecin du CRG. Généralement, vous savez déjà avant celle-ci si votre tentative de FIV a réussi.
  • Si vous êtes enceinte, vous serez alors encore suivie par le DM les premiers jours et premières semaines au moyen d'une écho et de prises de sang.
    Mais en ce qui concerne le suivi strictement médical, votre dossier au centre peut être clôturé.
  • En cas d'échec, la déception peut être énorme. De nombreux couples cherchent à s'en attribuer la faute: "Qu'avons-nous à nous reprocher?" La réponse à cette question est presque toujours la même: "Rien". Car, à part suivre rigoureusement les indications du traitement, il n'y a rien que vous puissiez faire après le transfert d'embryon(s), pour influencer le résultat.


Suivi pendant la grossesse et après la naissance
  
Si votre tentative de FIV/ICSI a fonctionné, la grossesse est encore suivie:
  • avec une échographie, cinq semaines après le transfert d’embryon(s) ;
  • et avec des prises de sang.
  • Enfin, au cours de la seizième semaine, une prise de sang pour dépister la trisomie 21 (mongolisme) est encore réalisée chez toutes les femmes enceintes. Elle peut se faire à l’UZ Brussel ou chez votre propre gynécologue.
De toute façon, à partir d’un certain moment, le suivi de votre grossesse devra se faire par le médecin généraliste ou le gynécologue qui vous a référée à nous.

Etudes de suivi de l’UZ Brussel

Nous continuerons toutefois de nous informer depuis l'UZ Brussel de l'évolution de votre grossesse et garderons même le contact jusqu'après la naissance.
  • Voilà pourquoi nous vous enverrons deux questionnaires : 
  • En outre, dès le constat de votre grossesse, votre conseiller prendra contact avec le Centre de Médecine Génétique (CMG) de l’UZ Brussel. 
    Ainsi, nous les informons de votre grossesse et leur permettons de planifier les examens post-natals de votre enfant deux mois et un an après la naissance.

Nos questionnaires sont à considérer d'une part comme une marque d'intérêt de notre part: nous aimons savoir si le traitement a fonctionné et/ou si vous avez éventuellement eu des problèmes.
Par ailleurs, ils s’inscrivent dans le cadre de la recherche scientifique que nous menons en permanence sur les grossesses générées et les enfants issus de traitements de PMA. En procédant de la sorte, nous essayons d'améliorer toujours la qualité de nos traitements et d'évaluer les effets de certaines modifications (p.ex. au niveau de la médication de stimulation).
De plus, nous satisfaisons ainsi à l'obligation légale de récolter des données statistiques sur (la santé de) nos patientes et les bébés nés d'une FIV/ICSI ou d'une IA(D).

Nous demandons dès lors avec insistance à nos patientes de nous renvoyer les questionnaires complétés. Vous aidez ainsi non seulement la recherche scientifique, mais aussi de nombreuses futures patientes. Et qui sait, peut-être reviendrez-vous aussi comme patiente chez nous.
Il ne faut pas vous inquiéter pour votre vie privée : toutes les données sont traitées dans l’anonymat complet. Il n'y a aucun risque que les informations médicales et autres que vous nous fournissez puissent être liées à votre personne.