Don de sperme, d’ovocytes et d’embryons

Le don peut littéralement être une question de ‘donner et prendre’.

  • parfois, il arrive que vous ne puissiez réaliser votre rêve d’avoir un enfant que si vous pouvez disposer des spermatozoïdes, des ovocytes ou des embryons d’autrui.
  • A l’inverse, dans le décours de votre traitement de PMA, vous êtes peut-être disposé(e) à céder (une partie de) vos ovocytes, spermatozoïdes ou embryons afin d’aider d’autres candidats parents.
Si vous vous reconnaissez dans un de ces deux cas de figure, n’attendez plus: lisez ces pages !

Don: quoi et comment?


On peut imaginer différentes raisons pour lesquelles vous avez besoin de matériel de donneur pour réaliser votre rêve de devenir parents.
  • Deux groupes spécifiques de patientes ayant besoin de matériel de donneur pour voir leur rêve d’avoir un enfant se réaliser sont:
    • les femmes seules, et
    • les couples lesbiens. 
  • Elles peuvent être aidées par le sperme d’un donneur.

Pour les autres patients, le besoin de cellules germinales de donneur peut se résumer à deux cas de figure:
  • soit en l’absence de cellules reproductrices (l’homme et/ou la femme sont inféconds),
  • soit en la présence de cellules impropres à la reproduction (l’homme et/ou la femme présentent une maladie héréditaire).

Besoins possibles en cas de fertilité réduite

Grosso modo, on peut associer le besoin de cellules de donneur dans un traitement de PMA aux causes suivantes:
  • Parfois, il est possible que l’homme ne produise pas de spermatozoïdes, si bien qu’une insémination artificielle ou une FIV (ou même l’ICSI) n’offre pas d’alternative.
    L’IAD, l’insémination artificielle avec sperme de donneur, peut alors être la solution.
  • Parfois, c’est la femme qui ne produit pas ou trop peu d’ovocytes: 
    • suite à une ‘ménopause précoce’, c’est-à-dire la cessation prématurée de l’ovulation (avant l’âge de 40 ans).
    • suite à l’ablation des ovaires ou à leur lésion en raison d’un traitement anticancéreux.
    • Diagnostic génétique de vos embryons

      Si une maladie héréditaire est le facteur déterminant dans votre ‘infertilité’, le DPI constitue une alternative éventuelle, c-à-d un cycle de PMA avec diagnostic génétique des embryons avant le transfert de ceux-ci.
      Cela dit, si vous ne souhaitez pas un tel traitement ou si ce n’est pas la bonne option médicale pour vous, l’utilisation de cellules de donneur peut être une solution.

    • Par ailleurs, dès qu’une femme a plus de 43 ans, on n’utilise plus ses propres ovocytes car les chances de réussite sont alors trop faibles pour justifier un traitement.
      Dans tous ces cas, le don d’ovocytes peut offrir une alternative.
  • En tant qu’homme ou que femme ou que couple, vous avez une maladie génétique qui empêche que l’on puisse utiliser vos cellules germinales.
    Si un traitement DPI ne fait pas partie de vos options, vous pouvez éventuellement trouver de l’aide – selon la situation – dans un don de sperme, d’ovocytes ou d’embryons.
  • Enfin, le don d’embryons est aussi une possibilité si votre problème de fécondité est une combinaison (pas nécessairement génétique) de facteurs à la fois masculins et féminins.
Anonyme ou pas?
Sélection rigoureuse et dépistage génétique
Double contrôle

La demande de sperme de donneur dépasse l’offre. Le CRG est donc toujours à la recherche de nouveaux donneurs. Plus l’offre est importante et variée, plus la sélection peut être ciblée pour le couple receveur.
Un canal qui doit servir à recruter des candidats donneurs et à informer est le site internet www.spermadonor.be .

Pour ce qui est de l’offre d’ovocytes et d’embryons de donneurs, on assiste aussi à une pénurie permanente. Le CRG recherche activement des couples qui seraient prêts à aider à résoudre ce problème. Nous le faisons en diffusant des informations via le site internet www.eiceldonor.be

  • Pour le recrutement de candidat(e)s donneurs/donneuses d’ovocytes et d’embryons, nous nous adressons en premier lieu aux femmes et aux couples qui subissent eux-mêmes un traitement de FIV au CRG.

  • Destiner vos embryons surnuméraires au don?

    Dans le cadre de votre traitement de FIV, Il vous est possible de réserver vos embryons surnuméraires (congelés) dont vous n’avez plus besoin en vue de les donner à d’autres candidats parents. Si vous décidez par la suite de devenir donneuse d’embryons, il est encore temps! Faites-le nous savoir via notre Centre de contact.

    En même temps, nous recherchons aussi des donneuses ‘volontaires’, à savoir des femmes qui n’ont pas de problème de fécondité, mais qui sont néanmoins disposées à se soumettre à la phase du traitement qui aboutit au prélèvement d’ovocytes matures.
    La plupart du temps, ces volontaires nous sont indiquées par des couples qui entreprendront eux-mêmes un traitement avec don d’ovocytes, mais le CRG essaie aussi de motiver des jeunes femmes en bonne santé en dehors du circuit de FIV à devenir donneuses. 

Anonyme ou pas?  

La règle générale veut que le ‘receveur’ ne connaisse pas le donneur, et inversement. La législation de 2007 relative à la PMA et tout ce qui s'y rapporte dans le cadre du don, laisse, certes, l'option d'un don connu ouverte, mais la formulation de ses règles montre toutefois de manière implicite que la préférence du législateur va au don anonyme.

Une situation spécifique où l'on peut déroger à cette règle est celle du don d'ovocytes connu, ce qui veut dire que le couple receveur choisit expressément la donneuse qu'il a amené, ou inversement.
Cela dit, pour cette situation également, une variante anonyme est possible:

Devenir donneuse d’ovocytes?

Faites-le nous savoir via le Centre de contact ou lisez ces pages-ci concernant le don d’ovocytes durant votre traitement.

  • Plusieurs couples apportent chacun une donneuse, 
  • Les ovocytes de ces donneuses sont envoyés à la banque d’ovocytes, et 
  • Les couples reçoivent d’autres ovocytes, donc anonymes, de la banque d’ovocytes.
Cette démarche permet aux couples receveurs de chercher une donneuse parmi les membres de leur famille ou de leur entourage tout en préservant quand même l'anonymat du don. Voir anonyme versus connu pour les avantages de cette formule.

Sélection rigoureuse et dépistage génétique  

Il va de soi que tout le monde ne peut être pris en considération pour un don.
  • Le facteur âge entre en ligne de compte: 
  • Tous les donneurs sont sélectionnés sur la base de critères médicaux très rigoureux.
    • Outre un questionnaire étendu concernant l’historique familial, les tests génétiques suivants sont systématiquement effectués auprès de chaque candidat donneur de sperme:
      • une analyse ADN pour mutation CFTR (mucoviscidose),
      • une analyse ADN pour atrophie musculaire spinale,
      • un teste karyotype (analyse de chromosomes), et
      • screening pour Thalassémie.
    • En plus un arbre généalogique est éventuellement dressé, en attachant de l’importance aux caractéristiques récurrentes dans les antécédents familiaux, comme l’espérance de vie, la santé physique, la stabilité mentale, etc.
    • Lors des examens cliniques préalables, il est procédé entre autres au dépistage d'éventuelles infections telles que l'hépatite et le HIV (virus responsable du sida).
  • Par ailleurs, on essaie de trouver une bonne correspondance entre le donneur et le (couple) receveur. Nous essayons si possible que le groupe sanguin du donneur et un maximum de ses caractéristiques physiques correspondent à ceux du (des) receveur(s). C’est pourquoi, lors des examens préliminaires:

Double contrôle  

Le matériel génétique des donneurs est soumis à des analyses médicales rigoureuses :
  • On procède ainsi à des examens génétiques visant à dépister d'éventuelles affections héréditaires et, 
  • Le matériel génétique des donneurs est soumis au test d’acide nucléique (TAN), ou
  • (dans le cas du sperme de donneur), il est conservé six mois avant d’être utilisé. Cette période de six mois est en effet le temps nécessaire pour que le corps fabrique des anticorps contre certaines infections – et en particulier le VIH. La présence d’anticorps indique la présence du virus.
    En testant à nouveau le donneur de sperme à l’issue de ces six mois et avant l’utilisation de son sperme congelé, le CRG s’assure que l’échantillon congelé n’est pas contaminé.

Toutefois, nous réalisons généralement un TAN qui permet de détecter immédiatement la présence du virus.
Ce test est non seulement réalisé pour l'examen des spermatozoïdes, mais aussi pour celui des ovocytes et des embryons. De cette façon, le CRG s'assure que tout le matériel génétique cédé par les donneurs est absolument sain.
En Belgique, la loi ne fait pas de distinction entre les couples qui procréent de manière naturelle et ceux qui procréent en ayant recours à du matériel de donneur :
  • Dans tous les cas, la femme qui accouche de l’enfant est automatiquement la mère; 
  • Si la femme et mariée, son époux est tout aussi automatiquement l’autre parent (père ou co-mère) de l’enfant; 
  • Si la femme n’est pas mariée, son partenaire peut reconnaître l’enfant volontairement et ainsi en devenir l’autre parent légal ;
  • Lors d’un couple lesbien dans lequel l’une femme donne ses ovules à l’autre, la mère qui accouche sera légalement la mère juridique.
    En Belgique, le partenaire de la mère biologique, dans ce cas la mère génétique, peut reconnaître l’enfant après la naissance si le couple cohabite.
    Si le couple est marié, la mère génétique aura automatiquement un lien juridique avec l’enfant dont sa conjointe aura accouché.  

Pour arriver à cette situation ‘légale’, tant le donneur que le(s) receveur(s) doivent donner leur consentement par écrit.
En d’autres termes, vous complétez un contrat et le signez. Dans le cas du don d’embryons ou d’ovocytes suite à un traitement de FIV que vous avez subi, les deux partenaires doivent signer. En apposant votre signature à ce contrat, vous confirmez :
  • qu’en tant que donneur, vous cédez votre matériel génétique. Il ne vous appartient donc plus ;
  • qu’en tant que receveur (femme seule ou couple receveur), vous acceptez le matériel du donneur.