Examens prénataux
le déroulement pratique d'un examen ou d'une intervention sous anesthésie.. |
Termes et abréviations fréquent. |
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Au cours de votre grossesse, il est possible de s'assurer, jusqu'à un certain point, de la bonne santé de l'enfant à naître. Par échographie naturellement, mais des examens plus spécialisés sont parfois conseillés: un prélèvement de villosités placentaires, une ponction de liquide amniotique ou une ponction ombilicale. Ces trois interventions permettent de dépister à peu près les mêmes anomalies.
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Cette échographie précoce révèle des jumeaux |
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Echographie d'une grossesse évolutive |
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Le suivi de votre grossesse est réalisé par votre propre gynécologue. |
Indications
Le diagnostic prénatal est indiqué pour tous les couples confrontés à un problème héréditaire ainsi que pour les femmes âgées de 35 ans ou plus ainsi que pour les couples qui ont opté pour une ICSI. Concrètement, ce dernier traitement consiste à pratiquer la fécondation en laboratoire (FIV), en injectant un spermatozoïde dans un ovocyte (ICSI). Si la FIV est devenue une technique aujourd'hui très sûre, il n'en va pas encore tout à fait de même de l'ICSI. Bien que l'ICSI ne semble pas présenter un risque supplémentaire d'anomalie, un diagnostic prénatal de contrôle reste conseillé jusqu'à nouvel ordre.
Echographie
Les échographies sont pratique courante dans le suivi d'une grossesse. Elles sont entre autres utilisées en vue de s'assurer que l'embryon ne présente aucune malformation.
Une échographie, examen indolore et sans danger, permet de visualiser, au moyen d'ultrasons, l'utérus, le placenta et le ftus.
Contrairement à une échographie vaginale, qui se fait par une sonde introduite dans votre vagin, l'échographie abdominale permet de visualiser la grossesse par une sonde déplacée sur votre ventre. Il vous est conseillé de vous rendre à cet examen avec la vessie pleine.
Examen sanguin
Pour dépister un éventuel syndrome de Down (mongolisme) chez l'embryon, il n'est pas nécessaire de recourir d'emblée à un prélèvement placentaire, à une ponction amniotique ni à une ponction ombilicale. On peut effectuer au préalable un examen sanguin en vue d'établir l'éventualité d'un risque accru. Dans l'affirmative, un test prénatal pourra être pratiqué ultérieurement pour poser un diagnostic définitif.
L'examen sanguin n'intervient qu'à titre strictement auxiliaire. Loin de fournir des certitudes, il ne donne que des indications. Il peut d'ailleurs arriver qu'il délivre un résultat normal alors que l'enfant est pourtant atteint du syndrome de Down.
Prélèvement de villosités placentairesEffectué entre la dixième et la douxième semaine de la grossesse, ce test consiste à prélever un fragment du placenta (d'où le nom du test).
Un fin cathéter est introduit sous contrôle échographique dans le vagin jusqu'au placenta dont un échantillon est aspiré pour le soumettre à un examen approfondi. Ce prélèvement peut également s'effectuer par introduction d'une aiguille à travers la paroi abdominale.
Les résultats du prélèvement de villosités placentaires sont connus au plus tard à la douzième semaine de la grossesse.
Ponction de liquide amniotiqueUne ponction de liquide amniotique est pratiquée vers la quatorzième semaine de la grossesse. Au moyen d'une aiguille introduite par la paroi abdominale, on prélève un échantillon du liquide amniotique dans lequel baigne le ftus. Ce prélèvement permet d'analyser à la fois le liquide amniotique et les cellules ftales.
Les résultats de ce test sont connus d'ordinaire aux environs de la dix-huitième semaine de la grossesse.
Un choix réfléchi
Même si le prélèvement de villosités placentaires peut être réalisé plus tôt qu'une ponction de liquide amniotique, il a cependant l'inconvénient de présenter un risque de fausse couche deux fois plus élevé: 1% contre 0,5%.
Le choix entre l'une ou l'autre technique s'opérera au cas par cas en fonction de l'avis médical et de la décision du couple. En règle générale, on opte pour la ponction de liquide amniotique en cas de grossesse unique et pour le prélèvement placentaire en cas de grossesse gémellaire.
Ponction de cordon ombilical
Il est possible que l'on préfère effectuer une ponction ombilicale au lieu d'un prélèvement placentaire ou d'une ponction de liquide amniotique. A la différence de ce dernier examen, on prélève, non pas du liquide amniotique, mais du sang au niveau du cordon ombilical de l'enfant.
La ponction ombilicale peut être effectuée au plus tôt à partir de la dix-huitième semaine de la grossesse. Cette intervention est notamment prescrite lorsque l'échographie révèle une malformation physique. La ponction ombilicale vise à déterminer si l'anomalie est d'origine accidentelle ou héréditaire.
On recourt également à la ponction ombilicale lorsqu'un diagnostic prénatal s'impose à partir ou au-delà de la dix-huitième semaine de la grossesse.