Préparations hormonales utilisées
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Préparations hormonales pour la FIV
Dans le cadre d'un traitement de FIV, certaines hormones utilisées sont des hormones produites dans d'autres circonstances par le corps de la femme. Petit rappel théorique:
Hormones produites par le corps
La GnRH (gonadolibérine) est produite dans le cerveau par l'hypothalamus. Elle permet la libération des gonadotrophines LH et FSH;
Les gonadotrophines sont également produites dans le cerveau mais par l'hypophyse. Elles influencent les organes génitaux via le sang:
- la FSH (hormone de stimulation folliculaire): permet le développement de follicules dans les ovaires;
- la LH (hormone lutéinisante ou de maturation): provoque l'ovulation.
Les oestrogènes et la progestérone: des hormones typiquement féminines. Elles sont produites par les organes génitaux, chacune à différents stades du cycle de menstruation et en différentes quantités.
l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine): l'hormone de grossesse. Elle est produite par le placenta et assure indirectement l'évolution de la grossesse. Sa présence dans le sang d'une femme est la preuve que celle-ci est enceinte (test de grossesse).
l'hMG (gonadotrophine ménopausique humaine): se trouve dans l'urine des femmes ménopausées. Elle contient de la LH et de la FSH à fortes doses.
Préparations hormonales pour la FIV
Différentes préparations hormonales sont utilisées dans un traitement de FIV, d'une part (parfois) pour inhiber le cycle naturel et d'autre part pour stimuler les ovaires.
Inhibition du cycle naturel
- Les agonistes ont le même effet que la GnRH
La GnRH produite par l'hypothalamus se décompose rapidement (brève demi-vie physique). Lorsque l'on a réussi à isoler et à identifier cette hormone naturelle vers 1970, on s'est tourné vers des analogues (également appelés agonistes) pour son imitation. Les agonistes sont donc des analogues de la GnRH: des hormones ayant le même effet que la GnRH mais avec une demi-vie physique plus longue.
En cas d'administration massive, les agonistes veillent à une production accélérée de la FSH et de la LH, ce qui entraîne un épuisement prématuré de ces dernières. Le cycle naturel est donc inhibé et l'ovulation ne peut pas avoir lieu. - Les antagonistes empêchent la libération de LH
Des développements cliniques plus récents ont permis de créer des médicaments inhibant la sécrétion de LH. Ce sont les antagonistes.
Ceux-ci veillent également à éviter l'ovulation spontanée qui, dans le cadre d'un traitement de FIV, peut alors être provoquée au moment opportun.
Stimulation des ovaires
Les ovaires sont stimulés par la suite ou simultanément par des préparations hormonales qui stimulent l'action de la FSH (et de la LH).
- Les préparations de gonadotrophines (hMG ou rec-FSH) permettent le développement de plus ovocytes en même temps. Leur administration se fait donc sous contrôle hormonal et échographique strict afin d'éviter la création d'un trop grand nombre de follicules dominants.
- l'hMG utilisée dans le traitement de FIV est produite à partir d'urine purifiée de femmes ménopausées. Il s'agit d'un mélange hormonal de FSH et de LH qui, lorsqu'il est administré à doses précises, a le même effet que la FSH (administrée). Elle n'est actuellement plus disponible sur le marché belge.
- la rec-FSH: un substitut synthétique (recombinant) de la FSH.
Déclenchement de l'ovulation
Chaque type de stimulation ovarienne se termine par une injection d'hCG. L'hCG, également appelée hormone de grossesse, peut être purifiée à partir de l'urine de femmes enceintes. En cas d'administration en fin de cure de stimulation, elle a le même effet que la LH: elle provoque l'ovulation dans les 36 à 42 heures.
Le soutien de la grossesse
Enfin, l'éventuelle grossesse est soutenue:
- dans la plupart des traitements de FIV, par l'administration de progestérone naturelle. Cette hormone favorise l'épaississement de la muqueuse utérine et facilite la nidation de l'embryon;
- quelques fois, l'utérus est préparé à l'arrivée d'un embryon (décongelé) par la prise d'oestrogènes.