Le transfert d'embryon(s)
L'implantation dans l'utérus d'embryons qui se sont développés "in vitro" se déroule soit au jour 3, soit au jour 5 après le prélèvement des ovocytes.
- Le jour est choisi en concertation avec votre médecin ou votre embryologue. Parfois, la décision n'est prise qu'au 3e jour: on vous contactera ce jour-là pour vous communiquer la date optimale d'implantation.
- Le jour de l'intervention, vous serez prévenue par téléphone en fin de matinée (généralement après 11h) de l'heure à laquelle vous devez être au CRG. Il est possible que le transfert d'embryons ait lieu plus tard que prévu et que vous deviez patienter un moment.
- A l'heure convenue, vous vous rendez immédiatement au VPE 03 (CRG, niveau +1).
- Le transfert d'embryons est une intervention de courte durée, indolore et sans danger réalisée au O.K. (quartier opératoire). Un spéculum est placé dans le vagin pour faciliter l'accès à l'utérus. A l'aide d'un fin cathéter introduit au travers du col utérin, le gynécologue dépose un ou deux embryons dans l'utérus.
- Contrairement à l'intervention de prélèvement, aucune anesthésie n'est nécessaire et votre partenaire peut être présent tout au long de l'intervention de transfert.
- Après le transfert d'embryons, vous vous reposez trois heures environ au VPE 03 avant de rentrer chez vous.
- Vous pouvez ensuite reprendre immédiatement le cours normal de vos activités: ces activités n'auront aucune incidence défavorable sur les chances de réussite de la FIV.
Syndrome d'hyperstimulation ovarienneDurant le traitement de FIV, après le transfert d'embryons, certaines femmes sont confrontées au "syndrome d'hyperstimulation ovarienne". Les symptômes se limitent le plus souvent au gonflement du ventre et à quelques douleurs abdominales mais peuvent également être plus sérieux: nausées, vomissements, douleurs abdominales intenses, prise de poids importante, problèmes respiratoires, etc.
Ce syndrome résulte de l'administration d'hormones durant le traitement de FIV. Après la stimulation des ovaires par hMG ou rec-FSH, une injection d'hCG est administrée, laquelle stimule non seulement la maturation des ovocytes, mais également l'activité des ovaires. Et si le traitement est suivi d'une grossesse, l'organisme féminin se met à sécréter sa propre hCG (cf. théorie,
fécondation naturelle).
Entre la stimulation ovarienne et l'hyperstimulation, il n'y a qu'un (petit) pas. L'hyperstimulation transforme les nombreux follicules contenus dans les ovaires en kystes où s'accumule une grande quantité de liquide. Ce liquide s'infiltre alors dans les diverses cavités de l'organisme et, en premier lieu, dans la cavité abdominale, ce qui dérègle votre équilibre hydro-électrolytique.
Heureusement, le syndrome d'hyperstimulation ovarienne est le plus souvent sans danger. Les symptômes disparaissent presque toujours spontanément. Le mieux à faire est de se reposer, boire modérément, consommer des aliments riches en protéines (viande, poisson, fromage, etc.) et... prendre patience. Dans les rares cas où le syndrome se manifeste avec intensité (prise de poids excessive et rapide, problèmes urinaires ou respiratoires), il faut prévenir aussitôt le VPE 03 du CRG. Un traitement en milieu hospitalier peut éventuellement s'avérer nécessaire.
Nombre d'embryons transférés
La détermination du nombre d'embryons à implanter résulte d'une concertation entre vous-même, le gynécologue et un embryologue.
- Le choix du nombre est en grande partie déterminé par votre âge (la fécondité diminue avec l'âge), par la qualité des embryons et par le nombre d'embryons disponibles; dans une moindre mesure par votre préférence personnelle.
- A plus long terme, les résultats des essais antérieurs de FIV entrent également en ligne de compte: après plusieurs tentatives infructueuses avec un embryon, il est raisonnable d'envisager une tentative ultérieure avec deux - ou même trois - embryons. Evidemment, on augmente alors aussi les risques de provoquer une grossesse multiple, ce qui entraîne des risques supplémentaires pour la santé de la mère et des bébés.
Législation
L'inquiétude concernant les risques pour la santé dus à une grossesse multiple se reflète dans la législation: un traitement de FIV entre en ligne de compte pour un remboursement par la mutualité belge (pour les patients affiliés) s'il répond aux conditions légales sur le nombre d'embryons à implanter. Télécharger
'Quoi est remboursé?' Age de la femme | < 35 ans | > 36 & < 39 ans | > 40 & < 42 ans |
1er cycle | max. 1 embryon | | pas limité par la loi |
2e cycle | | |
3e au 6e cycle | | |
(*) Exceptionnellement, la loi permet de replacer deux embryons en fonction de la qualité des embryons.
Embryons surnuméraires
Si la fécondation in vitro a fourni davantage d'embryons que ceux nécessaires au transfert, les embryons surnuméraires de bonne qualité peuvent être congelés. Dans ce contexte, la "qualité" est le mot clé. De nombreux embryons ne survivent en effet pas à la procédure de décongélation: même si seuls les meilleurs embryons sont congelés, cinquante pour cent seulement peuvent être implantés après la procédure de décongélation.
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Les embryons sont préparés pour la congélation. |
Lors de votre rencontre avec le conseiller qui a lieu au début du traitement de FIV, vous (en tant que couple) avez opté pour congeler ou non les embryons surnuméraires. En accord avec les modalités légales, vous avez dû compléter et signer le
formulaire sur les embryons surnuméraires.
Si vous décidez que les embryons surnuméraires peuvent être congelés, nous vous communiquerons par écrit, quelques semaines après le transfert, la quantité d'embryons que nous avons pu mettre en conservation pour vous. Pour éviter tout malentendu, aucune information orale ne pourra être obtenue à ce sujet.