
Diagnostic génétique préimplantatoire
Le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) peut être considéré comme un diagnostic prénatal très précoce. Si vous risquez de transmettre une maladie héréditaire à votre ou à vos enfants, un test prénatal invasif (réalisé à l’aide d’une choriocentèse ou d’une amniocentèse) vous permet de savoir si le fœtus a hérité de la maladie. Le test est décrit comme « invasif » parce qu’il nécessite une intervention mineure afin de prélever soit un petit morceau de tissu placentaire (choriocentèse ou biopsie des villosités choriales), soit une petite quantité de liquide amniotique (amniocentèse).
Lors d’un DPI, le diagnostic est posé non pas pendant, mais avant la grossesse. En d’autres termes, vous pouvez tomber enceinte sans que le futur bébé soit porteur de la maladie héréditaire. Ce diagnostic précoce permet d’éviter d’avoir à prendre la décision difficile d’interrompre ou non la grossesse.
BON A SAVOIR
Brussels IVF et le Centre de Génétique Médicale ont acquis une longue expertise.
Notre clinique de DPI emploie cette technique depuis 1993 et est ainsi devenue l’une des plus importantes d’Europe. Le suivi postnatal fait partie intégrante de notre traitement. L’UZ Brussel occupe également la toute première place en matière de recherche scientifique sur les enfants nés d’un traitement de DPI.
Pour qui ?
Le DPI est principalement pratiqué chez les candidats parents qui présentent un risque accru d’avoir un enfant porteur d’une anomalie héréditaire ou chez les candidats parents pour qui avoir un enfant est plus compliqué en raison d’un problème génétique.
À condition de disposer au préalable de toutes les informations nécessaires sur la maladie et sa cause afin de déterminer quelle anomalie génétique doit être recherchée, nous sommes en principe capables de déceler n’importe quelle maladie d’un embryon.
Il peut s’agir d’une anomalie au niveau des chromosomes ou au niveau d’un ou de plusieurs gènes spécifiques. En outre, il faut avoir établi avec certitude que la modification du patrimoine génétique est la cause de la maladie. Les modifications du patrimoine génétique dont la signification est inconnue ou insuffisamment connue ne peuvent en principe pas faire l’objet d’un DPI.
Chez les candidats parents pour lesquels il n’existe aucune maladie génétique connue, une analyse génétique n’est pas systématiquement incluse dans l’analyse sanguine générale de la procédure de FIV.
Toutefois, une analyse génétique peut s’avérer nécessaire à long terme pour certaines indications spécifiques, afin d’exclure une cause génétique de fertilité réduite ou de perte de grossesse.
Indications spécifiques chez l’homme :
par exemple lorsque la concentration en spermatozoïdes dans l’éjaculat est trop faible. Lorsque la concentration est inférieure à cinq millions de spermatozoïdes par millilitre, une cause génétique est trouvée dans cinq pour cent des cas (1 fois sur 20).
Indications spécifiques chez la femme :
lorsque le nombre d’ovocytes est réduit, lorsque le cycle menstruel est perturbé, …
Indications spécifiques pour le couple :
- après trois tentatives de FIV infructueuses, c’est-à-dire lorsque la fécondation a réussi, mais que l’embryon ne s’est pas implanté ;
- en cas d’infertilité « inexpliquée » ;
- après des fausses couches répétées.
DPI en cas de maladie monogénique (PGT-M)
En cas d’anomalies génétiques responsables d’une maladie autosomique dominante, autosomique récessive ou liée au chromosome X, c’est le PGT-M qui est utilisé. Il faut d’abord développer un test de DPI spécifique. En règle générale, la mise au point d’un DPI prend quelques mois. Dans certaines situations individuelles, ce délai peut s’avérer encore plus long.
Pour le DPI-M, un test SNP (Single Nucleotide Polymorphism) est utilisé pour l’analyse génétique. En plus de l’anomalie génétique connue, un SNP peut également détecter toute anomalie chromosomique supplémentaire de l’embryon (PGT-A), telle que la trisomie 21 (à l’origine du syndrome de Down). Cette analyse est effectuée de manière standard et sans surcoût. Au jour 5, 6 ou 7, plusieurs cellules sont prélevées sur tous les embryons qui présentent une qualité suffisante. Comme l’analyse génétique prend environ quatre semaines, tous les embryons sont congelés immédiatement après la biopsie. Il n’est donc pas possible de procéder à un transfert « frais ».
DPI en cas d’anomalies de structure chromosomique (PGT-SR)
Si l’un des partenaires d’un couple est porteur d’une anomalie chromosomique équilibrée ou non, le choix se porte alors sur le PGT-SR. Il n’est généralement pas nécessaire de procéder à une mise au point d’un DPI préalable. Le laboratoire a besoin de quelques semaines pour les préparations (des exceptions sont cependant possibles) et utilise le NGS (séquençage de nouvelle génération ou à haut débit) pour l’analyse génétique. Le NGS ne permet pas de distinguer les embryons normaux des embryons équilibrés. Il est bien sûr possible d’identifier les embryons déséquilibrés.
En fonction de l’anomalie chromosomique, l’analyse génétique peut également être réalisée à l’aide d’un test SNP. Dans ce cas, un test de DPI spécifique doit être développé au préalable, ce qui prend en général quelques mois. Un SNP permet toutefois de distinguer les embryons normaux des embryons équilibrés. Un séquençage de nouvelle génération (NGS), tout comme un test SNP, peut détecter toute anomalie chromosomique supplémentaire de l’embryon (PGT-A). Cette analyse est effectuée de manière standard et sans surcoût. Dans le cas d’un NGS ou d’un SNP, plusieurs cellules sont prélevées au jour 5, 6 ou 7 sur tous les embryons qui présentent une qualité suffisante. Comme l’analyse génétique prend environ quatre semaines, tous les embryons sont congelés immédiatement après la biopsie. Il n’est donc pas possible de procéder à un transfert « frais ».
PGT-A
Le PGT-A ou Test génétique préimplantatoire des aneuploïdes est une forme de DPI qui consiste à déterminer si l’embryon possède un nombre égal de copies de tous les chromosomes. Une mise au point préalable n’est pas requise, il nous suffit de disposer des caryotypes (obtenus à l’aide d’une prise de sang). Le laboratoire utilise le NGS (Next Generation Sequencing) pour l’analyse génétique. L’analyse génétique est réalisée à l’aide de plusieurs cellules prélevées sur l’enveloppe extérieure de l’embryon au au cinquième, sixième ou septième jour après la fécondation. Les embryons sont ensuite congelés, et les résultats de l’analyse génétique sont connus dans les quatre semaines suivant la biopsie.
Les embryons qui présentent un nombre anormal de chromosomes (qui sont « aneuploïdes », comme dans le cas d’une trisomie 21 ou syndrome de Down) ne seront pas transférés. Ces embryons ne sont pas viables ou peuvent donner lieu à la naissance d’un enfant porteur d’une anomalie génétique. Les embryons chromosomiquement transférables peuvent être réimplantés.
Grâce au PGT-A, le laboratoire peut sélectionner les embryons en fonction de leur morphologie (la forme et le nombre de cellules), mais aussi en fonction de leur contenu chromosomique.
Indication particulière de DPI
Typage HLA
Le typage HLA constitue une indication particulière de DPI. L’objectif est de déterminer quels embryons possèdent le même typage tissulaire qu’un enfant existant, gravement malade et issu des mêmes parents. Il est parfois possible de guérir les enfants atteints de certaines maladies sanguines ou immunitaires (mortelles) par la greffe de cellules souches provenant du sang du cordon ombilical ou de la moelle osseuse d’un autre enfant. Cela n’est possible que si les cellules greffées sont compatibles avec les cellules de l’enfant malade. Si elles ne sont pas compatibles, elles seront rejetées. En d’autres termes, un bébé né d’un traitement de typage HLA peut être un donneur et sauver son frère ou sa sœur malade. Ces enfants sont également appelés « bébés médicament » ou « bébés (du double) espoir » dans les médias.
Indication particulière de DPI
Exclusion
Il arrive qu’une maladie qui ne se manifeste qu’à un âge plus avancé survienne dans la famille et qu’il n’existe actuellement aucune possibilité de prévention ni aucun traitement. La maladie de Huntington, les formes héréditaires de la maladie d’Alzheimer et les formes héréditaires de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot) en sont quelques exemples. Il est possible qu’un candidat parent ne souhaite pas se soumettre à un test présymptomatique en ce qui concerne cette maladie familiale, tout en voulant éviter de la transmettre à ses enfants. Dans ce cas, un DPI d’exclusion peut s’avérer une option. Les embryons seront sélectionnés en fonction de la présence ou de l’absence de la copie du gène du « grand-parent à risque », sans savoir si le candidat parent est porteur de la maladie familiale.
Un embryon qu’un DPI d’exclusion rend inéligible au transfert parce qu’il présente un risque d’être porteur de la maladie ciblée ne sera plus conservé, il est en effet considéré comme « atteint ».
Si le candidat parent se soumet ultérieurement à un test présymptomatique, et s’il s’avère qu’il n’est pas porteur de la maladie familiale, il ne faut plus procéder à un DPI pour cette maladie.
Indication particulière de DPI
De novo
Une même anomalie génétique est souvent présente chez plusieurs membres de la famille (variant familial). Si ce n’est pas le cas, et que l’anomalie génétique n’est présente que chez le candidat parent, on parle de variant ou de mutation de novo. Dans le cas d’un variant familial, le laboratoire recherche pendant le développement du test comment le variant causal est transmis entre les membres de la famille. Les informations obtenues sont utilisées pour parvenir à un diagnostic précis des embryons. Dans le cas d’un variant de novo, il n’est pas possible de s’appuyer sur les membres de la famille et la transmission n’apparaîtra clairement que lors de l’examen des cellules obtenues après biopsie de l’embryon. C’est également le cas lorsqu’il n’est pas possible d’obtenir des échantillons familiaux. C’est pourquoi plusieurs embryons sont nécessaires (généralement 4, dont au moins 1 embryon affecté) lors du premier traitement. Pour cela, on utilise également les embryons qui n’entrent pas en ligne de compte pour une biopsie au jour cinq, six ou sept.Si le laboratoire peut disposer de cellules provenant de quatre embryons, il y a de fortes chances que cela suffise pour établir un diagnostic précis des embryons lors du premier cycle. Exceptionnellement, en l’absence d’un diagnostic, les embryons sont congelés jusqu’à ce que la transmission puisse être déterminée lors d’un traitement ultérieur.
Où se poursuit le traitement ?
Votre traitement de test embryonnaire se déroulera entièrement à Brussels IVF ; toutes les consultations, examens et interventions auront lieu sur place. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil via la visite virtuelle !



