
Interventions chirurgicales liées à la fertilité
Une fertilité réduite peut être liée à certaines anomalies du corps, qu’elles soient congénitales ou la conséquence d’une maladie. Le cas échéant, une intervention chirurgicale peut parfois s’avérer utile. Un problème chez la femme ou chez l’homme empêche parfois qu’une grossesse survienne ou arrive à terme.
Une intervention peut dès lors être envisagée.
Une intervention ou une exploration chirurgicale est parfois proposée dans le cadre d’un parcours de traitement de la fertilité, afin de poser un diagnostic. Dans d’autres cas, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire pour remédier au problème de fertilité ou augmenter les chances de grossesse, y compris lors du recours à une FIV.
Brussels IVF dispose de sa propre salle d’opération pour réaliser les interventions liées à la fertilité.
Bon à savoir
Interventions chirurgicales à Brussels IVF
Les interventions exploratrices et les procédures chirurgicales peuvent faire partie d’un parcours de fertilité. En 2024, 2.216 interventions chirurgicales ont été réalisées au bloc opératoire de Brussels IVF.
Pour qui ?
Chez l’homme :
La fertilité d’un homme dépend dans une large mesure de sa production de sperme.
En cas de faible concentration de spermatozoïdes, les causes hormonales et psychosociales sont examinées. En l’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat, une intervention chirurgicale peut être envisagée afin de détecter la présence de spermatozoïdes dans le tissu testiculaire.
Dans de nombreux cas, il est possible de rétablir par chirurgie le transport des spermatozoïdes après une stérilisation antérieure (vasectomie) ou, dans certains cas, après une épididymite.
Chez la femme :
Le passage des ovocytes vers l’utérus peut être entravé en cas de lésion ou d’obstruction (partielle) des trompes de Fallope. Les causes sont généralement liées aux adhérences causées par une infection abdominale/pelvienne ou à une endométriose.
Bien que les anomalies utérines n’empêchent pas à proprement parler la fécondation de l’ovocyte, elles peuvent avoir une incidence négative sur l’implantation de l’embryon, voire entraîner une fausse couche.
Parmi ces anomalies, on retrouve par exemple les fibromes (myomes) ou les polypes. Ils peuvent se former dans la cavité utérine, sur la paroi utérine interne ou la paroi utérine externe. S’ils gênent la grossesse, il est possible de procéder à leur ablation par intervention chirurgicale.
Interventions courantes chez la femme
Différentes interventions gynécologiques peuvent agir sur la fertilité de la femme.
Ablation de kystes:
Les kystes sont souvent fonctionnels et résultent du fonctionnement normal des ovaires. Mais lorsqu’ils commencent à produire des hormones, ils risquent de perturber le traitement et doivent être enlevés. Cette intervention présente de nombreuses similitudes avec la ponction d’ovocytes : elles se déroulent sous contrôle échographique et généralement sous anesthésie locale.
Hystéroscopie:
Nous distinguons l’hystéroscopie diagnostique et l’hystéroscopie thérapeutique.
Souvent la première étape dans le cadre d’examens approfondis, l’hystéroscopie diagnostique permet de visualiser l’intérieur de l’utérus afin d’infirmer ou de confirmer la présence d’une inflammation ou d’une anomalie. Nous pouvons ainsi poser un diagnostic. Un tube très fin muni d’une caméra est introduit dans la cavité utérine par le col de l’utérus. Vous pouvez suivre vous-même sur l’écran ce que nous observons. Cette intervention se déroule en ambulatoire.
Nous injectons un peu d’eau en continu dans la cavité utérine pour améliorer la visibilité. C’est totalement indolore chez la plupart des patientes. Il est donc préférable de pratiquer cette hystéroscopie diagnostique en dehors de tout épisode de saignement afin de garantir une visibilité optimale.
Une biopsie est souvent réalisée durant l’examen et l’échantillon prélevé est analysé en laboratoire. Une hystéroscopie ne dure pas longtemps, mais peut être désagréable ou douloureuse pour certaines femmes. La prise d’un analgésique (1 g de paracétamol) avant une hystéroscopie diagnostique est donc autorisée.
Si nous détectons une anomalie bénigne, nous y remédions immédiatement. En cas d’anomalie plus sévère, nous devrons programmer une hystéroscopie thérapeutique. Le médecin discutera avec vous des résultats de la biopsie.
L’hystéroscopie thérapeutique est une intervention chirurgicale qui se déroule sous anesthésie générale ou péridurale, et en hospitalisation de jour. Elle est réalisée, par exemple, en cas d’ablation d’une cloison présente dans l’utérus (résection du septum), d’un myome ou fibrome (myomectomie) ou de polypes (polypectomie).
Une hystéroscopie peut s’accompagner d’un écoulement de liquide et parfois aussi d’une perte de sang. Cet examen intra-utérin peut également provoquer des crampes comparables à des règles douloureuses.
Laparoscopie:
Nous distinguons la laparoscopie diagnostique et la laparoscopie thérapeutique. Une laparoscopie se déroule toujours sous anesthésie générale. Une caméra (endoscopique) est introduite dans l’abdomen par une petite incision au niveau du nombril. La durée de l’examen dépend du type d’intervention.
Une laparoscopie peut notamment être effectuée pour diagnostiquer et traiter l’endométriose, pour éliminer des adhérences présentes dans la cavité abdominale, autour des trompes de Fallope ou des ovaires, ou pour réouvrir des trompes obstruées.
La caméra est introduite dans le corps par une incision au niveau du nombril. Les éventuels autres instruments requis (pinces, forceps, ciseaux…) sont insérés par une petite incision supplémentaire (0,5 cm) au niveau du bas-ventre.
Laparotomie:
La laparotomie est une opération à ventre ouvert qui se déroule toujours sous anesthésie générale. Pour atteindre la cavité abdominale, une petite incision est pratiquée dans le bas-ventre, généralement à la limite des poils pubiens. Une laparotomie est réalisée par exemple pour procéder à l’ablation d’un grand nombre de fibromes (myomectomie) ou pour réparer les trompes de Fallope.
Interventions courantes chez l’homme
Différentes interventions chirurgicales peuvent être envisagées chez les hommes atteints d’azoospermie (absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat).
TESE ou biopsie testiculaire:
Cette procédure consiste à extraire chirurgicalement un petit fragment de tissu testiculaire sous anesthésie locale ou générale. L’échantillon est ensuite analysé en laboratoire afin d’y détecter la présence de spermatozoïdes et, le cas échéant, d’évaluer leur qualité. En fonction du résultat, un nouveau fragment est ensuite prélevé dans le même testicule ou dans l’autre. Ce tissu peut contenir suffisamment de spermatozoïdes pour permettre un traitement par ICSI. Les spermatozoïdes surnuméraires peuvent être congelés.
FNA ou aspiration à l’aiguille fine:
Cette intervention mineure se déroule sous anesthésie locale. La FNA est indiquée si, malgré une production de spermatozoïdes normale, votre éjaculat ne contient pas de spermatozoïdes en raison d’un obstacle sur leur trajet. Cette intervention fournit toutefois trop peu de spermatozoïdes pour pouvoir en congeler en vue de tentatives ultérieures.
PESA ou aspiration percutanée de sperme de l’épididyme:
Cette technique simple se pratique sous anesthésie locale et ne nécessite pas d’incision. Le médecin ponctionne l’épididyme à travers la peau afin d’en extraire des spermatozoïdes.
Selon votre situation ou le diagnostic, le médecin vous proposera la technique adéquate, une FNA ou une PESA.
Électrostimulation:
Cette technique est utilisée chez les hommes qui sont dans l’impossibilité d’éjaculer. L’électrostimulation s’effectue sous sédation, à l’exception des patients paraplégiques qui souffrent d’une lésion complète de la moelle épinière. Au cours de l’intervention, une sonde spéciale est introduite dans le rectum du patient. Les nerfs sont stimulés pendant plusieurs minutes par l’intermédiaire de la sonde, menant à une éjaculation. Une analyse de sang et d’urine doit être réalisée avant l’intervention. Ce traitement n’est jamais remboursé par la mutuelle.
Chirurgie de restauration après une vasectomie ou réanastomose:
Cette intervention vise à rétablir la liaison entre deux morceaux de canal déférent ligaturés. La perméabilité du canal et le parcours des spermatozoïdes sont effectivement restaurés dans 7 ou 8 cas sur 10. La qualité du sperme n’est toutefois pas toujours aussi bonne qu’avant la vasectomie et les chances de grossesse sont de 50 à 60 % si votre partenaire a moins de 35 ans.
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